Le président français a entamé une tournée de cinq jours en Afrique, arrivant samedi en Egypte, où il a inauguré le nouveau campus de l'Université de la Francophonie Senghor à Borg el-Arab, en partenariat avec le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi.
Emmanuel Macron a qualifié cette initiative de "magnifique projet universaliste", insistant sur l'importance de la Francophonie dans le renforcement des liens interculturels. Dans son discours à Alexandrie, il a évoqué la nécessité d'"enraciner le dialogue entre les cultures" et d'"assurer un avenir partagé".
Lors de cette visite, le président français a également discuté avec son homologue égyptien de questions bilatérales et des crises en cours au Moyen-Orient, conformément aux priorités affichées par l'Élysée. Au programme de la journée, une visite de la Citadelle de Qaitbay, une forteresse médiévale emblématique, a également été prévue en amont d'un dîner de travail.
Le lendemain, Macron prendra la direction de Nairobi pour rencontrer William Ruto, son homologué kényan. Ce déplacement permettra de signer plusieurs accords bilatéraux entre la France et le Kenya, dont ceux touchant aux entreprises, une démarche saluée par les experts en diplomatie tels que Jean-Pierre Raffarin, qui a déclaré récemment : "L'Afrique constitue un axe stratégique essentiel pour le rayonnement français".
Durant la fin de son séjour, il coprésidera le sommet Africa Forward à Nairobi, le premier événement de ce type depuis son investissement dans les relations africaines en tant que président, et également le premier à se tenir dans un pays anglophone. La tournée se clôturera à Addis Abeba, où il rencontrera le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, un autre acte symbolique de l'engagement français sur le continent africain.







