L'hantavirus, récemment identifié à bord d'un navire de croisière, suscite une vigilance accrue en Europe, notamment avec six cas confirmés selon l'OMS. Parmi les passagers français, des analyses sont effectuées à l'Institut Pasteur à Paris pour évaluer leur état.
Les prélèvements sanguins des cinq passagers français sont en cours d'analyse. Si des cas positifs sont détectés, ces personnes seront hospitalisées et isolées dans des chambres spéciales pour limiter tout risque de contamination. Les passagers déclarés négatifs pourront rentre chez eux, mais seront soumis à des restrictions durant six semaines. Des protocoles similaires prennent forme aux Pays-Bas, tandis qu'au Royaume-Uni, l'isolement en hôpital durera 72 heures. En Espagne, la situation est plus stricte, tous les passagers doivent être hospitalisés et subir des tests hebdomadaires.
Ce virus est-il un nouveau Covid ?
Ce virus fait partie de la famille des hantavirus, dont la souche des Andes a été décelée sur le navire. Présente principalement en Argentine et au Chili, cette souches se propage via les excréments de rongeurs, et une transmission interhumaine est possible, avec une incubation pouvant aller jusqu'à huit semaines.
"C'est un virus encore mal connu. L'épidémie de Covid-19 a renforcé notre besoin de prudence. Il est essentiel de rester vigilant et de suivre l'évolution de la situation", a souligné Nathan Peiffer-Smadja, expert en maladies infectieuses à l'Hôpital Bichat.
En visite en Espagne, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, tente d'apaiser les craintes : "Ce n'est pas un nouveau Covid. Le risque pour la santé publique lié à cet hantavirus reste faible."
Un vaccin est-il en préparation ?
Actuellement, aucun vaccin contre le hantavirus n'est disponible. Cependant, le laboratoire Moderna a commencé des recherches avant même la découverte de ce cluster. "La création d'un vaccin peut être relativement rapide, comme l'a démontré la situation du Covid, mais les essais cliniques pourraient prendre plus de temps en raison du nombre limité de cas à travers le monde. L'urgence est moins importante que pour le Covid," a commenté Philippe Amouyel, professeur de santé publique au CHU de Lille. D'après l'OMS, seuls six cas de hantavirus ont été enregistrés jusqu'à présent, avec trois décès liés.







