Le tribunal de Rouen a rendu son verdict ce lundi 20 avril 2026 : un homme de 59 ans a été condamné à quatre ans de prison, dont un an avec sursis, pour des faits d'escroquerie et d'abus de confiance envers des personnes vulnérables. Entre 2013 et 2016, cet ancien mandataire au centre hospitalier Rouvray a profité de sa position pour détourner environ 300.000 euros à l'encontre de ses victimes, principalement des personnes sous tutelle ou curatelle renforcée, dont il avait la charge.
Les victimes, au nombre de treize, étaient originaires de communes comme Buchy, Saint-Valery-en-Caux, Boos et Freneuse. Utilisant des pratiques douteuses, il avait fondé une société dans laquelle il surfacturait certains services, allant jusqu'à exiger plus de 20.000 euros pour des simples travaux de peinture et de bricolage. Pire encore, il a vendu la maison d'une de ses victimes pour plus de 100.000 euros, retirant cet argent directement aux distributeurs automatiques.
Devant le tribunal, le prévenu a exprimé : "J’avais des crédits et j’ai été pris dans un engrenage. C’était assez facile à faire." Ce comportement a finalement été révélé lorsque l'un des directeurs du centre hospitalier a signalé des anomalies dans la gestion des dossiers en 2016, ce qui a conduit à une enquête par le procureur de Rouen.
Le procureur a noté qu'il ne montrait aucune remise en cause de ses actes, alors qu'il avait utilisé l'argent détourné pour s'acheter une maison d'une valeur de 200.000 euros, ainsi que deux voitures de luxe et une montre Rolex. Les victimes, quant à elles, se retrouvent démunies et trahies par celui qui était censé les protéger. Selon un article de Le Monde, cette affaire soulève de nombreuses questions sur la supervision des mandataires judiciaires et la protection des personnes vulnérables.







