En attente d'une décision depuis plusieurs années, l'usine emblématique de Poissy, en Île-de-France, va fermer ses portes à la production automobile une fois la dernière Opel Mokka fabriquée en 2028. Ce jeudi 16 avril, cette annonce a été confirmée par la direction lors d'un comité social et économique extraordinaire.
L'usine de Poissy, qui a longtemps été un pilier de l'industrie locale, deviendra un centre de fabrication de pièces et de déconstruction de véhicules. Sur les 2.000 postes actuels, seulement 1.000 seront préservés. Le groupe Stellantis, réunissant des marques telles que Peugeot, Citroën, Opel, et Fiat, prévoit un investissement de 100 millions d'euros pour reconvertir le site. Selon eux, la réduction des effectifs s'opérera principalement par le biais de départs naturels et volontaires.
Cependant, ces promesses n'apaisent pas les craintes des syndicats. Jean-Pierre Mercier, délégué syndical SUD, exprime son inquiétude sur RTL, déclarant : "C'est vraiment une saignée au niveau emploi. Nous sommes très loin des 2.000 salariés que compte actuellement le site de Poissy."
Mercier souligne également l'impact sur les milliers de travailleurs chez les équipementiers et les fournisseurs, affirmant : "C'est une course contre la montre pour faire plier la direction. Nous ne voulons pas disparaître avec la fin de la voiture à Poissy." Selon Le Monde, cette situation illustre les défis auxquels est confrontée l'industrie automobile en pleine transition vers des modèles plus durables. De nombreux experts estiment que les restructurations comme celle-ci pourraient devenir fréquentes dans les années à venir.







