Le 15 avril, les avocats de la famille Halimi, Maîtres Olivier Pardo et Raphaële Bialkiewicz, ont déposé une requête devant la cour d'appel de Paris pour rouvrir l'instruction relative au meurtre de Sarah Halimi, une femme de foi juive assassinée en 2017. Cette démarche fait suite à la découverte d'éléments qui pourraient contredire l'irresponsabilité pénale de Kobili Traoré, le principal accusé.
Ces avocats affirment détenir “des éléments nouveaux”, selon un communiqué adressé à l'AFP. Traoré, qui avait été déclaré pénalement irresponsable en raison d'une “bouffée délirante”, a récemment été mis en examen dans une autre affaire. En janvier 2017, il avait brutalement attaqué Sarah Halimi, hurlant “Allah Akbar”, avant de la jeter du haut de son balcon à Paris.
Bien que la nature antisémite de cet acte ait été reconnue, la Cour de cassation avait, en avril 2021, confirmé l'absence de procès. Toutefois, les avocats de Halimi estiment que les nouvelles preuves pourraient changer la situation. Le Point a également rapporté ces informations.
Des éléments incompatibles avec une abolition du discernement
Les avocats avancent plusieurs arguments contradictant l'état d'irresponsabilité pénale de Traoré : “la consommation de crack antérieure au passage à l'acte”, la “préméditation” et un enregistrement audio d'un voisin au moment de la défenestration, suggérant une conscience politique et antisémite de la part de l'accusé. Selon eux, ces nouveaux éléments sont “incompatibles avec une abolition du discernement”. Comme l'affirment les avocats, “L'affaire Sarah Halimi n'est pas terminée”.







