La triste affaire d'Evaëlle, collégienne qui s'est suicidée en 2019 à l'âge de 11 ans, a trouvé un écho judiciaire. La cour d'appel de Versailles a récemment condamné l'ancienne professeure de français à un an de prison avec sursis pour harcèlement. Cette décision s'accompagne d'une interdiction permanente d'exercer dans l'Éducation nationale.
Lors du premier procès en avril 2025, l'enseignante avait été relaxée, laissant les parents d'Evaëlle dans une profonde désillusion. En effet, la plainte des parents, qui dénonçaient un harcèlement scolaire avéré, avait pourtant mis en lumière l'horreur que leur fille avait subie. Le procureur général a exprimé que l'attitude de l'ex-professeure, qui a humilié et isolé des élèves spécifiques, était "intrinsèquement inadaptée" et a contribué à "la dégradation de l'état d'Evaëlle".
Evaëlle, élève au collège Isabelle-Autissier, était décrite par ses proches comme "précoce" et "atypique", ayant des difficultés à s'intégrer socialement. En plus des violences d'élèves, elle connaissait des tensions avec son enseignante. La tragédie de sa mort met en exergue l'importance cruciale de la prise en charge et de la prévention du harcèlement en milieu scolaire.
Pour le docteur en psychologie scolaire, Dr. Marc Lefèvre, "cette condamnation souligne la nécessité d'une réforme éducative robuste pour protéger les enfants à risque". Les voix s'élèvent pour rappeler l'urgence de mettre fin à des situations similaires, avec l'espoir que ce cas serve d'exemple pour d'autres établissements scolaires en France.







