Ce samedi, la mère et la sœur de Salah Abdeslam ont été placées en garde à vue sur l'ordre d'un juge antiterroriste alors qu'elles se dirigeaient vers un parloir à la prison de Vendin-le-Vieil. C'est ce que confirme une source judiciaire à franceinfo, en corroborant une information initiale d'Europe 1 et de l'AFP.
Bien que les proches d'Abdeslam aient été entendus au sujet d'une clé USB, ils ont été relâchés sans poursuite. En réponse aux demandes de commentaires, le Parquet national antiterroriste a choisi de ne pas divulguer d'autres informations concernant ce dossier délicat qui est toujours en cours d'instruction.
Cette enquête a été lancée à cause d'une clé USB qui aurait été remise au terroriste. Selon un enquêteur cité par France Télévisions, le contenu de cette clé est crucial pour comprendre l'environnement du détenu. Il est aussi à noter que des « traces de connexions de quatre clés USB entre décembre 2024 et janvier 2025 » ont été découvertes sur l'ordinateur légalement détenu par Abdeslam au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil.
Dans le contexte de cette affaire, l'automne dernier, le Parquet national antiterroriste a révélé que cet ordinateur contenait de nombreux enregistrements liés à des fichiers audio, des images et des vidéos, tous alignés avec la propagande d'organisations terroristes telles qu'Al-Qaïda et l'État islamique.
Salah Abdeslam, qui purge une réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation aux attentats du 13 novembre 2015, demeure le seul survivant du commando. Il est placé à l'isolement depuis près d'une décennie, soulevant des interrogations permanentes sur la radicalisation et l'influence de la prison sur les détenus.







