Salah Abdeslam : assouplissement des conditions de parloir, mais isolement maintenu

Salah Abdeslam voit ses droits d’accès au parloir révisés, mais son isolement demeure.
Salah Abdeslam : assouplissement des conditions de parloir, mais isolement maintenu
Salah Abdeslam est placé à l'isolement dans la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) depuis près de dix ans. AFP/LAURIE DIEFFEMBACQ

Le terroriste, Salah Abdeslam, a obtenu une réévaluation de ses droits d'accès au parloir, sans pour autant voir sa demande de sortie de l’isolement satisfaite. Ses interactions avec l'extérieur avaient été restreintes depuis novembre dernier, suite à la découverte d'une clé USB suspecte lors d'une visite.

Ce 3 avril, la justice administrative a ordonné d'assouplir les conditions de parloir pour abdeslam, condamné à la réclusion à perpétuité pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015, comme le rapporte l'AFP, confirmant des informations précédemment diffusées par La Voix du Nord.

Depuis novembre, les visites se déroulaient dans un cadre strict, avec des parloirs équipés de hygiaphones qui empêchaient tout contact direct. Dans son ordonnance, le tribunal administratif de Lille a néanmoins refusé de lever l'isolement d'Abdeslam, qui purge sa peine à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais.

Détention d'une clé USB suspecte

Dernier survivant des commandos responsables des attaques de 2015, Abdeslam est maintenu à l'isolement depuis près de dix ans. En novembre, il a été placé en garde à vue suite à la découverte d'une clé USB, présumée contenir des documents de propagande des organisations terroristes, comme l'Etat islamique ou Al-Qaïda. Le parquet national antiterroriste a envisagé sa mise en examen, signalant une implication potentielle de son ex-compagne, qui lui aurait remis la clé.

À la suite de cette affaire, la direction de la prison a instauré des mesures de sécurité renforcées, redoutant que des objets interdits ne soient introduits par les visiteurs. Cependant, le tribunal a noté qu’aucune action judiciaire n’avait été engagée concernant ces faits et a limité les soupçons à l’encontre des proches d’Abdeslam, ayant observé qu’aucun incident n’avait été reporté depuis 2016.

Le juge a également fait état de l'importance capitale de ces visites pour Abdeslam alors qu’il vit en régime d’isolement prolongé. L'atteinte à ses liens familiaux a conduit à une réévaluation de ses droits de visite, permettant ainsi une décision favorable à sa situation, tout en préservant sa sécurité.

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