Il y a un an, Jérôme, le père d'Emma, a vu sa vie basculer lorsqu'il a appris que sa fille de trois ans avait été agressée par un animateur périscolaire. "Elle nous a dit : 'L'animateur est méchant. Il me touche ici et là'. Pour moi, c'était comme si le monde s'écroulait", a confié Jérôme à BFMTV. Sa douleur est exacerbée par sa colère, car cet animateur avait déjà été signalé pour des actes similaires en septembre 2024, mais aucune mesure n'avait été prise pour le suspendre.
Huit familles ont déposé plainte
Jérôme insiste sur le fait que plusieurs autres familles ont également déposé plainte contre cet animateur, le total atteignant huit, mais ce dernier était toujours en poste malgré les signalements. Le père appelle à un dialogue entre toutes les parties, y compris les fédérations de parents, la mairie et l'Éducation nationale, afin d'éviter que des tragédies similaires se reproduisent.
"Je souhaite que les responsables s'engagent à garantir la sécurité de nos enfants au sein des établissements."
Un plan d'action de la part de la mairie
Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, a dévoilé des chiffres alarmants, affirmant que 78 animateurs ont été suspendus depuis le début de l'année, dont 31 pour des soupçons de comportements abusifs. Grégoire a promis que le périscolaire serait sa priorité et a annoncé un plan d'action d'une valeur de 20 millions d'euros pour renforcer la transparence et la sécurité des enfants. Dans une interview au Monde, il a déclaré vouloir simplifier le processus de signalement d'abus afin de favoriser une communication plus directe entre les parents et les autorités.
Les statistiques concernant les suspensions des animateurs seront publiées trimestriellement, et une cellule d'écoute sera mise en place pour faciliter les signalements de la part des parents, a-t-il ajouté.







