L'Iran a déclaré lundi être prêt à aller "aussi loin" que nécessaire dans le cadre du conflit actuel au Moyen-Orient, intensifiant ses frappes sur des infrastructures stratégiques dans le Golfe. Cette escalade coïncide avec les pressions exercées par Donald Trump sur les grandes puissances pour intervenir et assurer la sécurité du détroit d'Ormuz.
Dix-sept jours après des frappes israélo-américaines sur Téhéran, la situation dans la région devient de plus en plus alarmante, soulevant des inquiétudes globales concernant l'approvisionnement énergétique et l'instabilité géopolitique, comme le rapportent les médias français.
En poursuivant ses attaques, l'Iran vise tant des bases militaires américaines que des infrastructures civiles telles que des aéroports, des ports et des installations pétrolières. Par exemple, l'aéroport de Dubaï, l'un des plus fréquentés au monde, a été contraint de suspendre ses opérations à la suite d'une attaque par drone, causant une évacuation temporaire des passagers.
Une autre attaque dans la zone industrielle de Fujaïrah, sur la côte du golfe d’Oman, a également déclenché un incendie important. De son côté, le gouvernement saoudien a affirmé avoir intercepté 61 drones dans l'est du pays, signalant une intensité croissante des hostilités.
Les marchés pétroliers ont réagi rapidement, avec le prix du baril de Brent atteignant 106,30 dollars, enregistrant une augmentation de 3,06%. "Les États-Unis et Israël ont désormais conscience de la résilience iranienne et de sa capacité à mener la guerre sur le long terme", a déclaré Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, selon des analyses du réseau France 24.
David Khalfa, cofondateur du centre de recherches Atlantic Middle East Forum à Paris, a noté que l'objectif de l'Iran n'est pas de gagner, mais de rendre la guerre extrêmement coûteuse pour les États-Unis : "Ils appliquent une stratégie de chaos régional, utilisant des ressources peu coûteuses, comme des drones de combat." La réponse des États-Unis, notamment par la voix de Donald Trump, a été de mettre la pression sur la communauté internationale pour garantir la sécurité dans le détroit d'Ormuz, vital pour le passage de 20% du trafic mondial de pétrole.
Trump a suggéré que l'Otan et même la Chine envoient des navires pour sécuriser cette voie maritime, soulignant que ceux qui bénéficient du détroit devraient contribuer à sa protection. Cependant, des pays comme l'Allemagne et le Royaume-Uni ont exprimé des réticences quant à une intervention militaire directe, optant plutôt pour une solution diplomatique.
Pour renforcer leur position, les membres de l'Agence internationale de l'énergie ont décidé de libérer collectivement 400 millions de barils de réserves stratégiques, la première fois que des mesures aussi larges sont prises depuis des décennies.
Dans un autre registre, le conflit israélo-iranien continue de s'intensifier, avec de nouvelles frappes israéliennes sur Téhéran et des opérations terrestres au Liban contre le Hezbollah, un acteur clé du conflit. Le lieutenant-colonel Nadav Shoshani a averti que le Hezbollah prévoit de tirer des centaines de roquettes par jour vers Israël, selon des déclarations rapportées par Le Monde.
La situation reste donc tendue, avec des acteurs internationaux cherchant à éviter un embrasement général dans la région.







