Le président américain, Donald Trump, se retrouve maintenant face à un front uni. En effet, une lettre signée par plusieurs centaines d'employés de Google et OpenAI s’oppose aux ultimatums du gouvernement à l’encontre d'Anthropic.
La start-up californienne, à l’origine de l’IA Claude, fait face à des pressions croissantes, notamment de la part du ministère de la Défense, qui cherche à lever les restrictions sur l’utilisation de son IA dans des applications controversées, notamment la surveillance de masse et l’automatisation d’attaques mortelles. Cette pression intense est survenue suite à un contrat de 200 millions de dollars que la société a signé, ce qui lui impose d’assurer l’accès à ses modèles d'IA à des fins militaires.
Une loi de 1950 pour forcer la main à Anthropic
Récemment, après une réunion infructueuse entre le ministre de la Défense, Pete Hegseth, et le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, le gouvernement a émis des menaces de sanctions si la société ne cédait pas. Il a ainsi mentionné une loi de 1950 relative à la sécurité nationale, permettant de forcer des entreprises à agir contre leurs propres principes en matière de sécurité.
"Le Pentagone négocie avec des entreprises comme Google et OpenAI pour les inciter à faire ce qu'Anthropic a message clair : refuser les demandes du ministère de la Défense est crucial", ont déclaré les signataires de la lettre ouverte, qui engagent leurs dirigeants à se soutenir.
Sam Altman, le responsable d'OpenAI, a également exprimé son désaccord avec l’application des menaces par le Pentagone, affirmant que la surveillance de masse et l’automatisation d'attaques mortelles ne sont pas acceptables. Des syndicats représentant les travailleurs d’Amazon, Microsoft et Google ont rejoint ce mouvement, appelant leurs entreprises à rejeter les demandes gouvernementales.
Alors que l’intensification des pressions sur Anthropic se poursuit, le paysage technologique américain reste vigilant pour défendre des principes éthiques face à des exigences militaires controversées.







