Le Premier ministre indien Narendra Modi se trouve au centre des discussions lors du sommet mondial sur l'intelligence artificielle à New Delhi, prévu ce jeudi. Il sera entouré de figures emblématiques de la tech, incluant Sam Altman, le PDG d'OpenAI, pour explorer à la fois les opportunités et les défis posés par l'IA.
D'autres acteurs renommés se joindront aux débats, notamment Demis Hassabis, à la tête de Google DeepMind, et Bill Gates, cofondateur de Microsoft. Ce dernier fait l’objet d’attention en raison de son nom lié aux documents récemment publiés dans l’affaire Epstein.
Le président français Emmanuel Macron, qui a atterri en Inde lundi, se rassemblera avec Modi sur scène. Près de vingt chefs d’État, dont le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, sont également attendus pour cet événement marquant.
Au terme de la semaine, les leaders devraient signer une déclaration visant à encadrer l'usage de l'intelligence artificielle, une nécessité face à la montée des inquiétudes concernant son impact global, notamment sur l’environnement, l’emploi, et l'éducation.
L’Inde, avec ses millions d’emplois dans les centres d’appels, ressent particulièrement la pression de l’IA sur le marché de l'emploi. "Nous créons des systèmes capables d'imiter l'humain, et leur application naturelle pourrait être de les remplacer", précise Stuart Russell, éminent chercheur en informatique cité par l'AFP.
- "Transformation spectaculaire" -
New Delhi, fort de ses un milliard d’internautes, se vante d'être le premier pays en développement à accueillir ce sommet, le quatrième consacré à l'intelligence artificielle. Mardi, Ashwini Vaishnaw, ministre indien des Technologies de l'information, a déclaré que l'Inde aspirait à attirer 200 milliards de dollars d'investissements du secteur technologique au cours des deux prochaines années, incluant 90 milliards déjà promis pour des centres de données par Google et Microsoft.
Des leaders tels que Google et Nvidia ont saisi cette opportunité pour annoncer des collaborations et des projets d’investissement en Inde, un pays en passe de devenir la quatrième économie mondiale. Sundar Pichai, né en Inde et CEO d'Alphabet, a souligné les progrès de son pays d’origine en matière d’IA, affirmant : "L'Inde s'engage sur une trajectoire extraordinaire et nous voulons en être des partenaires".
- Long chemin à parcourir -
Les projets comprennent la construction de nouveaux câbles sous-marins pour booster les capacités en IA du pays. Google investit 15 milliards de dollars sur cinq ans, dont un projet majeur de centre de données à Visakhapatnam.
Nvidia, leader mondial des puces d'IA, établit un partenariat avec L&T, un fournisseur indien, pour ériger "la plus grande usine d'IA d'Inde".
En 2022, l'Inde avait obtenu la troisième place dans le classement mondial de la compétitivité en matière d'IA établi par l'université de Stanford. Néanmoins, des experts signalent qu'il reste un long chemin à parcourir pour rivaliser avec les États-Unis et la Chine.
À New Delhi, de nombreux participants ont été déconcertés par l'état des infrastructures, notamment un réseau routier dégradé et une circulation chaotique. Le sommet a également été critiqué pour des désagréments logistiques, forçant le ministre des Technologies de l'information à présenter des excuses suite à l'afflux imprévu de visiteurs.







