En soupe, en tarte ou même en décoration, ces fruits égayent nos tables de l'hiver au printemps. Mais avant de les savourer, il faut savoir les différencier. Découvrons les astuces avec Xavier Mathias, expert en maraîchage et jardinage bio.
Ces courges colorées évoquent l'automne, mais leur saveur persiste jusqu'au printemps. La citrouille et le potiron émerveillent les gourmets depuis des siècles, en particulier grâce à la tradition celtique d'Halloween. Toutefois, le choix peut s'avérer complexe. Grâce à quelques indices, il est possible de les distinguer. Les conseils de Xavier Mathias, formateur et auteur de Courges et Cucurbitacées, s'avèrent précieux.
Une famille à explorer
La citrouille et le potiron font partie de la famille des cucurbitacées, espèce Cucurbita. Classés au XIXe siècle par Charles Naudin, ils sont définis comme suit : la citrouille appartient à l'espèce Cucurbita pepo, tandis que le potiron provient de Cucurbita maxima. Bien que ces fruits aient des origines sud-américaines, ils sont aujourd'hui cultivés en France, où le climat méridional leur est favorable, surtout à l'approche des gelées de la mi-octobre à mars.
Caractéristiques distinctes
Leur taille constitue un bon moyen de les différencier. La citrouille, allongée et fine, inclut des variétés telles que la "Jack'o'Lantern", idéale pour Halloween. À l'opposé, le potiron se distingue par sa plus grande taille et sa forme légèrement aplatie. De plus, il regroupe également le potimarron, plus petit mais caractérisé par son aspect compact.
La couleur des courges, généralement orange ou verte, peut prêter à confusion. Notez que certaines variétés de potirons, comme le "Bleu de Hongrie", se démarquent par une teinte bleue. Pour déterminer l'espèce, un détail comme la tige peut être décisif : le potiron possède un pédoncule plus épais, semblable à un bouchon de liège, tandis que celui de la citrouille est fin et anguleux.
Des saveurs variées
Concernant la consommation, la citrouille et le potiron se conservent mieux au sec, mais une fois découpés, ils doivent être réfrigérés. Certains variétés continuent à mûrir même après récolte, comme la courge olive, meilleure quelques semaines après la cueillette.
En terme de goûts, ces courges se prêtent à des recettes variées. Bien que certains potirons soient fades, comme le "Rouge vif d'Etampes", d'autres, comme le "Blue Hubbard", offrent une saveur douce. Quant à la citrouille, la populaire "Jack'o'Lantern" est souvent peu savoureuse, mais se révèle utile dans les soupes, apportant une texture veloutée. La courge spaghetti, elle, devient délicieuse rôtie, agrémentée d'huile d'olive et de fromage.
(1) Xavier Mathias est l'auteur de Courges et Cucurbitacées, publié aux éditions Rustica, 111 pages, 14,95 €.







