Dans notre rubrique « Courrier des lectrices et des lecteurs », Sandra Gabbriellini Vacher exprime son indignation face à la consommation de viande de cheval en France :
« Merci à Claire Robin pour avoir souligné dans son article sur le commerce de la viande de cheval (Dimanche Ouest-France) que de nombreuses voix s’élèvent pour attribuer aux chevaux le statut d'animaux de compagnie, afin de les protéger de l’abattoir. Les soutiens proviennent d'horizons politiques variés, démontrant que cette défense dépasse les clivages partisans et s'inscrit dans une logique d'éthique et de bon sens.
Les chevaux, avec leur intelligence et leur sensibilité manifestes, nous montrent leur valeur bien au-delà de leur statut d’élevage. Ils ont été des compagnons loyaux, des partenaires de l'humanité dans l'agriculture et le transport, mais aussi des victimes sur le champ de bataille. « Les envoyer à l’abattoir est une injustice flagrante et une trahison de ce que nous leur devons », affirment plusieurs activistes et experts.
De nombreux animaux sont élevés pour la viande, mais ce sont souvent les chevaux qui suscitent le plus d'empathie chez ceux qui sont prêts à reconnaître leur personnalité unique. L’horreur que vivent ces animaux – de l’envoi au abattoir jusqu'aux conditions de transport dégradantes – n'est pas acceptable, rappelant que leurs souffrances sont incommensurables. Ce débat prend de l'ampleur, obligeant la société à s'interroger sur les valeurs qu'elle défend.
En faisant référence à l’anthropologue Claude Lévi-Strauss, il est dit qu’« un jour viendra où l'idée de tuer des êtres vivants pour se nourrir sera vue avec répulsion, comme dans le passé », ouvrant la voie à une évolution morale nécessaire, semblable à celle que notre société a connue. Pour l’heure, la voix des chevaux reste étouffée face à un système qui privilégie le goût sur le respect des êtres sensibles.
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