Les tensions entre Washington et Téhéran s'intensifient. En janvier, les manifestations en Iran, marquées par une violence inouïe, ont conduit à la mort de nombreux civils et à une restriction drastique de l'accès à Internet. Ces événements ont accentué le conflit numérique entre les deux pays, transformant la bataille de l'information en un enjeu géopolitique majeur.
Face à cette crise, l'administration Trump a orchestré la livraison clandestine de milliers de terminaux Starlink. L'objectif, selon des responsables, est d'assister les opposants au régime et de garantir l'accès aux réseaux sociaux, même en période de censure sévère.
D'après le Wall Street Journal, près de 7 000 terminaux ont été transportés vers l'Iran au cours des derniers mois, redirigeant des budgets qui étaient initialement prévus pour d'autres programmes de liberté d'Internet. Cette manœuvre témoigne d'une stratégie où la connectivité devient un argument de pression politique.
La Maison Blanche en première ligne
Des sources internes rapportent que le président Trump était au courant de ces opérations, même si le degré d'approbation reste flou. Lors d'une discussion avec Elon Musk, il aurait même été question de permettre aux Iraniens de rester connectés pendant les manifestations, un projet qui a reçu l'aval de son administration.
Malgré ces efforts, des experts mettent en garde contre le fait que le détournement des ressources fédérales pourrait nuire à d'autres initiatives vitales. Les raisons de cette précaution se basent sur les besoins accrus en matière de sécurité et de confidentialité pour les militants, qui se tournent également vers les VPN pour échapper à la surveillance.
En 2022, environ 30 millions d'Iraniens auraient utilisé des VPN financés par le gouvernement américain, soulignant l'importance de ces outils dans la quête de liberté d'expression face à la répression.
Starlink contre la censure en temps réel
Le New York Times documente le succès de l'usage des terminaux Starlink par des militants en Iran, qui ont pu contourner les obstacles technologiques imposés par le régime. Grâce à ces dispositifs, des vidéos montrant des scènes de violence et des mères à la recherche de leurs enfants ont émergé, exposant la brutalité des forces de sécurité iraniennes.
Cependant, le gouvernement iranien n'est pas resté inactif. Il a réagi en déployant des technologies de brouillage avancées, notamment pour déstabiliser le GPS utilisé par Starlink, une mesure généralement réservée aux conflits armés.
Ainsi, cette situation met en avant l'émergence de nouveaux champs de bataille dans les luttes géopolitiques modernes, où l'accès à l'information devient tout aussi vital que les ressources matérielles. La lutte pour la liberté d'expression en Iran pourrait dépendre autant des actions de Washington que des avancées technologiques dans le domaine des communications.







