Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a émis des préoccupations majeures concernant la surtaxe sur les grandes entreprises, reconduite en France jusqu'en 2026. Bien que son groupe ne soit pas concerné par cette mesure, il a souligné un « ras-le-bol » croissant parmi les dirigeants d'entreprises françaises à l'égard d'une fiscalité jugée lourde. Invité sur le plateau d'Ecorama de Boursorama, il a affirmé : « Il est essentiel d'exprimer notre mécontentement plus clairement ».
Les conséquences potentielles de cette surtaxe suscitent des inquiétudes profondes pour l'avenir de l'emploi en France. « Ce n'est pas acceptable que la taxe sur les grandes entreprises devienne le moyen d'ajuster le budget national », a-t-il insisté. Il a soutenu que le maintien de telles mesures pourrait entraîner des pertes d'emplois, évoquant la mise à l'arrêt de 60 usines dans le secteur chimique européen cette année, selon des données rapportées par Les Echos.
Malgré un bénéfice net de 13,9 milliards d'euros en 2025, TotalEnergies a échappé à la surtaxe grâce à son statut déficitaire en France. Patrick Pouyanné a précisé : « Nous faisons déjà face à un taux de fiscalité de 40 % au niveau mondial, je pense donc que les critiques à notre égard sur la surtaxe sont infondées ». En parallèle, il a mentionné une taxe sur les rachats d'actions d'un montant de 180 millions d'euros, ce qui souligne la pression fiscale déjà existante sur l'entreprise.
Ces commentaires de Patrick Pouyanné interviennent à un moment où plusieurs entreprises françaises commencent à exprimer des doutes sur la soutenabilité de l'environnement fiscal. La France Info souligne que ce type de taxation pourrait dissuader les investisseurs et nuire à la compétitivité des entreprises françaises à l'international.







