Alors que la France est frappée par une canicule sans précédent, les premiers décès liés à la chaleur ont été signalés, et les hôpitaux parisiens se retrouvent saturés. Jeudi, une première rétrogradation en vigilance orange a été notifiée pour 11 départements de l'Ouest et du Sud-Ouest, marquant un moment d'espoir dans une situation autrement préoccupante.
Jeudi à 22H00, l'état de vigilance a changé pour ces départements, mettant fin à la vigilance rouge qui avait touché jusqu'à 72 départements, un chiffre record enregistré depuis la mise en place de ce dispositif en 2004. Météo-France prévoit que d'autres départements seront également rétrogradés à partir de vendredi soir.
Pour ce vendredi, Météo-France annonce que de nombreuses régions, allant d'Auvergne-Rhône-Alpes à la Bourgogne-Franche-Comté, pourraient continuer à subir des chaleurs extrêmes avec des températures oscillant entre 39 et 41°C.
En parallèle, la vigilance orange orages a été mise en place pour 12 départements, avec des risques de rafales de vent et de grêle. Selon l’organisme météorologique, jeudi a été comparable en chaleur à la journée de mercredi, qui avait été enregistrée comme la plus chaude, avec des températures atteignant 42,6°C à Pissos et 42,4°C à Châteaumeillant.
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a fait état d'une saturation des hôpitaux, aggravée par l'augmentation des hospitalisations. Il a également mis en place une interdiction de la consommation d'alcool sur la voie publique, effective dès vendredi midi.
La situation est critique, surtout dans les Hauts-de-France où le Samu a enregistré 30% d’appels de plus par rapport à l’année précédente. Emmanuel Macron a souligné la gravité de cette canicule et a mis en avant les efforts déployés contre le changement climatique durant ses mandats.
L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a mis en évidence que des nuits chaudes entravent une nécessaire récupération corporelle, ce qui complique encore la situation.
Jeudi, des annonces alarmantes ont également été faites concernant des décès liés à la chaleur, comme celui d'un homme de 69 ans à Angers et d'une femme de 91 ans en Moselle. De plus, un enfant de trois ans a perdu la vie en étant laissé dans une voiture.
Au total, environ 42,2 millions de Français demeurent sous vigilance rouge, avec 3.500 écoles fermées et 10.000 autres ayant réajusté leurs horaires, selon le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray.
Les syndicats d'enseignants appellent à la grève face à des conditions de travail jugées inacceptables. Les climatologues attribuent ces vagues de chaleur répétées au réchauffement climatique, résultant principalement de la combustion des énergies fossiles, renforçant le sentiment d'urgence face à cette crise.
En réponse à la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a élevé la mobilisation du système de santé pour faire face à cette canicule exceptionnelle, tandis que des lettres ouvertes ont été adressées au gouvernement, exigeant des solutions concrètes pour surmonter les défis des hôpitaux.
Les températures extrêmes affectent également le transport ferroviaire, avec environ 10% des trains de la SNCF supprimés depuis le début de cette canicule. La France n’est pas seule : d’autres pays européens, tels que l’Espagne et l’Allemagne, subissent également cette chaleur infernale, touchant environ 100 millions de personnes au sein de l’Union européenne.







