Dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, l'association Habitat et Humanisme lance un appel aux dons pour rénover un centre d'accueil d'urgence destiné aux femmes et enfants victimes de violences intrafamiliales, situé à Digne-les-Bains.
Un refuge essentiel pour les femmes victimes de violences et leurs enfants
Actuellement, près de 200 000 euros sont nécessaires pour entamer les travaux de réhabilitation. Ces améliorations visent à transformer les chambres existantes en studios individuels, permettant ainsi aux résidentes d'accéder à davantage d'autonomie et d'intimité. Cet espace reste secret pour garantir la sécurité de celles qui s'y réfugient; huit femmes et leurs quatorze enfants y trouvent actuellement refuge, dans un cadre temporaire d'une durée de quelques semaines à plusieurs mois.
Le bâtiment, partiellement rénové dans les années 90, est désormais vétuste et requiert des travaux urgent. "Ces chambres, typiquement de 12 à 13 m², seront aménagées pour inclure un coin cuisine, en plus de l'espace sanitaire", indique Rui Salvador Nicho, responsable du centre.
La rénovation vise à repenser la sécurité, l'isolation et le confort de ses résidentes. "Nous souhaitons créer un environnement où elles peuvent vivre de manière autonome tout en étant entourées de professionnels et d'autres familles", souligne-t-il. Les coûts de cette réhabilitation sont estimés à 600 000 euros, mais le montant réuni demeure largement insuffisant. L'association Habitat et Humanisme sollicite donc des dons généreux pour atteindre son objectif.
Un appel à la solidarité
Rui Salvador Nicho précise : "Ici, une salle de télévision se transformera en appartement pour trois ou quatre personnes. C'est un projet ambitieux, qui nécessite des financements à hauteur de 25 000 euros de la part de particuliers et 150 000 euros de mécènes régionaux", selon Alain Burin Des Roziers, président de l'association. La campagne de dons, intitulée "Digne avec elle", reste ouverte jusqu'au mois de juillet sur le site de Habitat et Humanisme.
Article rédigé sur la base du reportage de Chloé Nivard, journaliste à FTV.







