Un choc pour les employés de Legrand. Le fabricant de matériel électrique, basé à Limoges, a révélé son intention de supprimer 178 postes d'ici 2028 ainsi que de fermer quatre de ses usines.
Au cœur de cette décision se trouve un projet qui débute par une procédure d'information-consultation des représentants du personnel, prévue à partir du 23 juin. Les sites concernés, situés à Pont-en-Royans (Isère), Lagord (Charente-Maritime), Confolens (Charente) et Châlus (Haute-Vienne), seront progressivement fermés, avec un redéploiement de leurs activités vers d'autres usines en France.
Des bénéfices de 1,2 milliard d'euros pour 2025
« Ces regroupements visent à optimiser la spécialisation des sites français dans des domaines clés, tout en améliorant leur compétitivité », a tenté d'expliquer la direction de Legrand. Il est important de noter que, malgré ce plan, l'entreprise a enregistré un bénéfice net impressionnant de 1,2 milliard d'euros en 2025, ainsi qu'un chiffre d'affaires de 9,5 milliards.
En outre, Legrand anticipe une croissance de 10% à 15% de son activité en 2026. Bien que la direction propose des solutions de reclassement interne et un plan de départ volontaire à la retraite, Michel Robert, délégué syndical central CFDT, exprime des préoccupations majeures : “Des licenciements seront inévitables, car tous les employés ne pourront pas être reclassés, et certains devront faire face à des difficultés logistiques liées à leur situation géographique“. Depuis quelques années, les effectifs de Legrand ont diminué de manière significative, comme l'indique l'article de L'Humanité.
Enfin, il convient de rappeler que Legrand avait déjà procédé à une réorganisation de ses sites en France à la fin de l'année 2024 en réponse à des défis similaires dans le secteur du bâtiment, où aucune suppression de postes n’avait alors été nécessaire.







