La nostalgie est devenue un véritable trésor pour les constructeurs automobiles. Après les projets de Renault avec les R5 et R4, ou les réinterprétations de Fiat de son iconic 500 et de la Panda, Citroën pourrait, à son tour, plonger dans son passé glorieux. Selon des articles du journal Les Echos et de France Info, la marque projette de relancer la 2CV sous une forme entièrement électrique, affichée à moins de 15 000 euros. "Ce modèle s’aligne avec les défis actuels, visant à être abordable et peu énergivore", explique une source proche du projet.
Actuellement, Citroën fait face à Fiat pour être la première à concrétiser ce projet de véhicule électrique de segment A (les micro-citadines de moins de 3,70 mètres), avec une commercialisation attendue en 2028. Stellantis a d'ailleurs confirmé en début de semaine son engagement envers ce projet.
Xavier Chardon, le patron de Citroën, a confirmé à la fin d'avril qu'il travaille sur le retour de ce modèle emblématique. Un intérêt partagé par Olivier François, patron de Fiat chez Stellantis, qui voit le potentiel en termes de volumes que pourrait générer ce véhicule.
Vers une nouvelle plateforme : STLA City ou Leapmotor ?
Un concept-car pourrait être dévoilé lors de la présentation du plan stratégique de Stellantis à Détroit, mais les choix techniques sont encore en discussion. Des "technologies électriques de pointe" seront mises en œuvre en partenariat avec des entreprises soigneusement sélectionnées.
Les discussions évoquent deux options pour l’architecture de cette nouvelle 2CV : soit une version améliorée de la plateforme "STLA City" (le nom non officiel de la base technique de la Fiat 500 actuelle), soit une plateforme entièrement chinoise fournie par Leapmotor, qui est devenu un partenaire stratégique pour Stellantis.
Quoi qu'il en soit, la production ne se fera pas en France. Les premières unités de cette e-citadine sortiront des chaînes de l'usine italienne de Pomigliano d'Arco, qui fabrique actuellement la Fiat Panda thermique.
Une relance des citadines compactes grâce à Bruxelles
Ce projet marque le retour de Stellantis dans un segment qu'il avait abandonné dans les années 2010, lorsque la Citroën C1 et la Peugeot 108 avaient été mises à l'écart à cause des normes de sécurité devenues trop strictes.
Ce renouveau est directement lié à un changement de stratégie au sein de l'Union Européenne. Après un lobbying intensif des constructeurs français en 2025, la Commission européenne a accepté d'établir une nouvelle catégorie réglementaire baptisée "M1E", réservée aux véhicules électriques de moins de 4,20 mètres. Cela garantit aux fabricants des règles stables pendant dix ans, ce qui est crucial pour développer et vendre une voiture électrique à prix abordable tout en servant leurs intérêts financiers.







