Le Parti communiste et la Confédération paysanne mettent en lumière les enjeux écologiques et économiques du projet de data center que Google prévoit d'établir près de Châteauroux. La vente du terrain au géant américain pourrait être confirmée en juin 2026.
Depuis près d’un an, l'annonce du futur data center Google dans la zone d'activités d’Ozans à Étrechet soulève des inquiétudes. Le projet, qui devrait voir l’achat de 195 hectares pour un montant de 58,5 millions d'euros, doit aboutir à l’établissement du premier « campus de centre de données » de Google en France. Cependant, à moins d’un mois de la date limite pour la signature de l’avant-contrat, des voix contestataires se font entendre dans la région.
La fédération de l’Indre du Parti communiste français, ainsi que le collectif Ozans, montent au créneau pour dénoncer le manque de transparence entourant ce projet. « Aucune concertation sérieuse n’a été entreprise, » souligne Dominique Boué, secrétaire départemental du Parti communiste. Les inquiétudes portent notamment sur l'impact environnemental du data center, notamment en termes de consommation d'eau pour le refroidissement des installations.
La Confédération paysanne a également exprimé sa préoccupation, indiquant qu’« aucun détail sur les impacts agricoles et environnementaux de ce projet n’a été fourni. » La crainte d'importants îlots de chaleur causés par le refroidissement des équipements est particulièrement mise en avant. « On parle de l’équivalent de 273 terrains de football, » rappelle Dominique Boué. Comment vont-ils refroidir tout ça ? Avec de l’eau ? Des climatiseurs ? Nous avons besoin de réponses immédiates, ajoute-t-il.
Pendant les élections municipales, le projet de data center était déjà un point clé du programme de Gil Avérous, qui promettait des retombées économiques significatives pour la région. Cependant, les critiques s'intensifient, avec des voix qui qualifient le projet de « mirage économique », évaluant les créations d'emplois à une fourchette maigre de 50 à 200 postes, concentrés principalement dans la maintenance.
La réaction à ce projet a été renforcée suite à une déclaration d’Emmanuel Macron, évoquant le data center dans le cadre de sa liste de 150 projets prioritaires. « Là, c’est du concret, » réagit Dominique Boué, une déclaration qui a suscité une mobilisation plus forte contre le projet, incitant la communauté locale à agir avant qu'il ne soit trop tard.







