Des milliers de retraités n’ont pas perçu leur pension complémentaire, certains depuis plusieurs années. L’Agirc-Arrco s'attèle à la révision de 100.000 dossiers, comme l'indique le journal Les Échos le 5 mai 2026.
Suite à une comparaison des données avec celles des finances publiques, le régime de retraite complémentaire a identifié des irrégularités sur 100.000 dossiers parmi les 14 millions de retraités. Le préjudice est évalué à environ 850 millions d’euros.
Selon un membre du conseil d’administration de l’Agirc-Arrco, interrogé par Les Échos, les retraités dont les pensions ont été suspendues commenceront à recevoir prochainement les sommes dues.
Quels profils sont concernés ?
La complémentaire retraite du secteur privé va devoir réexaminer 100.000 dossiers restés sans suivi depuis novembre 2025. Parmi eux, 10.000 dossiers concernent des personnes de plus de 110 ans, que l'on pense potentiellement décédées. Deux groupes sont principalement visés :
- Les veuves et veufs : chaque quatre ans, ils doivent remplir un formulaire attestant de leur statut marital pour continuer à percevoir leur pension de réversion.
- Les expatriés qui n'ont pas fourni de nouvelles : ils doivent prouver leur existence chaque année.
À quoi correspond le montant de 850 millions d’euros ?
Bien que cette somme soit impressionnante, elle est justifiable. D'après Les Échos, une enquête interne révélée lors du conseil d’administration de décembre 2025 estimait que 86.000 dossiers restaient à examiner.
Pour les 12.000 dossiers déjà identifiés comme oubliés, l’Agirc-Arrco prévoit un remboursement moyen de 5.750 € par dossier, totalisant près de 69 millions d’euros. « Aucun retraité ne sera lésé, tous les droits seront respectés », a assuré au journal le directeur de la caisse de retraite complémentaire, Xavier Selleret.
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