Pour le mois d'avril, le plafonnement des tarifs à la pompe dans les stations-service de TotalEnergies était fixé à 2,25 euros le litre de gazole et à 1,99 euro pour l'essence.
Ce mercredi, la multinationale énergétique a déclaré vouloir « poursuivre » le plafonnement des prix des carburants, une annonce faite au Parisien. Cette décision fait suite à l'appel du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a insisté pour que TotalEnergies redistribue d'une manière ou d'une autre ses profits jugés « exceptionnels » en raison de la crise actuelle.
« C’est comme ça que nous redistribuons nos profits », a affirmé le groupe dans une communication également partagée avec l'Agence France-Presse. TotalEnergies a précisé qu'une politique de plafonnement des carburants est en place depuis février 2023, sans attendre une demande officielle.
Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, qui a provoqué une augmentation des prix des hydrocarbures, le groupe avait initialement fixé un plafond à 1,99 euro le litre, avant d'ajuster le prix du gazole à 2,09 euros mi-mars.
Les profits en forte hausse
Le groupe a également dévoilé mardi des résultats trimestriels significativement en hausse, soutenus par l'augmentation des prix des hydrocarbures. Cette situation ravive le débat autour de la taxation des « superprofits » pétroliers, comme cela avait été le cas après l'invasion de l'Ukraine.
« Si des résultats exceptionnels se présentent, la question de la redistribution se pose », a précisé le Premier ministre lors d'une séance au Sénat, en réponse à une question du sénateur socialiste Patrick Kanner. « TotalEnergies doit clairement se positionner sur ce sujet », a-t-il ajouté.
De leur côté, les représentants de TotalEnergies soutiennent que « les bons résultats de l'entreprise contribuent à financer le plafonnement des prix à la pompe en France », mais aussi à soutenir des investissements cruciaux pour la transition énergétique. Le groupe a annoncé un versement estimé à 16 milliards d'euros en impôts et taxes à l'échelle mondiale, dont 2 milliards en France en 2025.
Il est également à noter que 80 % des 35 000 salariés de TotalEnergies en France sont actionnaires et bénéficient ainsi des dividendes versés par l'entreprise.







