Le caractère raciste des événements survenus à Espaly-Saint-Marcel est "incontestable", a affirmé Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur. Ce dernier a été interpellé à l'Assemblée nationale alors qu'il défendait la procédure judiciaire en cours, suite aux propos tenus par un homme de 65 ans dans cette commune de Haute-Loire.
Une affaire qui interpelle la France entière
Lors des débats au gouvernement, Antoine Léaument, député de La France Insoumise, a déclaré que "cette affaire devrait choquer la France entière. Ce sont des enfants victimes et leur parole est niée". Il a également soulevé un point crucial : "Pourquoi l'agresseur est-il toujours en liberté ?" De son côté, la députée écologiste Sabrina Sebaihi a insisté sur le fait que dans d'autres circonstances, de tels actes seraient perçus comme des attaques terroristes.
Des enquêtes enclenchées
L'incident remonte au 19 avril, lorsqu'un homme a tiré en l'air à Espaly-Saint-Marcel. Des enfants ont affirmé avoir été ciblés par le voisin, qui aurait proféré des injures racistes. Dans un premier temps, le parquet a déclaré qu'aucune insulte raciste n’avait été signalée ce jour-là. Toutefois, après qu'un père de famille eut porté plainte en témoignant des commentaires racistes entendus par son fils, une seconde enquête pour injures publiques racistes a été ouverte, assistée par l'association SOS Racisme.
Une réponse ferme du ministre
Laurent Nuñez a précisé que, suite à la diffusion d'une vidéo montrant l'individu se vantant de ses attitudes racistes, des poursuites seraient engagées. Selon ses déclarations à l'Assemblée, ces propos "sont évidemment très condamnables" et pourraient entraîner des conséquences judiciaires. Il a indiqué que l'enregistrement semble avoir été réalisé au même endroit que l'incident initial, renforçant ainsi les charges pesant sur l'homme âgé.
Un jugement imminent
Le 7 juillet prochain, cet homme sera jugé au Puy-en-Velay pour des violences avec arme. Suite à ces événements, une marche de protestation s'est tenue, réunissant plus de deux cents personnes dans le quartier concerné. Plusieurs élus de gauche ont exprimé leur indignation sur les réseaux sociaux, dénonçant une situation intenable pour les enfants de couleur. Ainsi, le bailleur social a pris des mesures en relogeant l'individu dans une zone rurale, loin des victimes potentielles.







