Les récents rapports montrent que l’économie américaine a créé bien plus d’emplois que prévu en mars, selon les données publiées vendredi par le département du Travail. En effet, 178 000 postes non-agricoles ont vu le jour, en comparaison des 60 000 anticipés par les économistes interrogés par Reuters, après une baisse presque équivalente le mois précédent.
Le taux de chômage a également enregistré une baisse de 4,4 % à 4,3 % en mars, ce qui a surpris de nombreux analystes qui s’attendaient à une stabilité.
Les chiffres de création d’emplois pour mars dépassent nettement les prévisions de marché, qui tablaient sur environ 59 000 nouveaux postes, d'après le consensus publié par MarketWatch.
Mercredi dernier, une enquête d'ADP/Stanford Lab avait estimé une création de 62 000 postes en mars, un chiffre qui augurait davantage de conjonctures positives bien que les résultats de février, eux aussi révisés légèrement à la hausse, indiquaient 66 000 créations.
Nela Richardson, économiste en chef d'ADP, a affirmé que "les créations d'emplois demeurent solides, principalement dans certains secteurs comme la santé".
Cependant, les inquiétudes persistent face aux implications économiques de la guerre en Iran, dont l'avenir semble encore très incertain. Le marché du travail aux États-Unis endure depuis un temps une période de turbulence, exacerbée par l'imposition de droits de douane conséquents par l’administration Trump à l’encontre de plusieurs grandes économies, crise qui a débuté au printemps 2025.
Les économistes aident à éclairer que cette crise géopolitique est un facteur d'incertitude additionnel pour les entreprises, et que le marché du travail pourrait en être affecté dans les mois à venir.
En outre, une hausse des tarifs de l'énergie pourrait entraîner une inflation plus élevée et diminuer le pouvoir d'achat des consommateurs, ce qui pourrait à son tour ralentir les dépenses et nuire à la productivité des entreprises.







