1. Ajuster son budget et élargir ses critères de recherche
Pour réussir un achat immobilier, il est essentiel de réévaluer son budget en tenant compte de la capacité d'emprunt actuelle. Les taux d'intérêt en hausse impactent significativement le coût des crédits comparé à il y a deux ans.
Les courtiers estiment qu'un taux d'intérêt à 5,2 % sur 20 ans diminue la capacité d'emprunt d'environ 20 %. Un ménage ayant la possibilité d'acheter un bien à 300 000 € en 2022 devra viser plutôt 240 000 € en 2025 pour maintenir la même mensualité.
Montant emprunté sur 20 ansÀ 2 % vs À 5,2 % (prévision été 2025)
- 200 000 € : 1 012 €/mois vs 1 335 €/mois
- 250 000 € : 1 265 €/mois vs 1 670 €/mois
- 300 000 € : 1 518 €/mois vs 2 005 €/mois
Pour s'adapter, il est utile de :
- Choisir un bien plus petit ou légèrement excentré, même si cela signifie opter pour un environnement moins prisé.
- Ici, cibler des zones avec des prix au m² plus accessibles est également judicieux, même au détriment de l'emplacement.
- Envisager d'acheter dans l'ancien, avec des travaux à envisager, peut également être une solution face aux prix du neuf.
L'idée est de maintenir une mensualité solide sans nuire à la viabilité du projet.
2. Négocier son crédit avec un dossier convaincant
Dans un climat où les taux augmentent, il est encore possible de négocier. Les taux affichés par les banques ne sont pas figés et certaines d'entre elles restent ouvertes à des profils jugés intéressants. Préparer un dossier solide est indispensable.
Voici des éléments qui aideront à obtenir un meilleur taux :
- Apport personnel conséquent (au moins 10 à 20 % du montant total de l'achat)
- Stabilité professionnelle (CDI ou fonction publique)
- Ratio d'endettement modéré (inférieur à 33 % avant crédit)
- Épargne résiduelle après achat (permet de montrer une gestion prudente)
Faire appel à un courtier spécialisé est souvent une bonne stratégie. Il pourra comparer les offres et préparer le dossier pour meilleure attractivité, tout en guidant vers les banques les plus flexibles.
Enfin, certaines banques suggèrent des taux plus bas pour les emprunts à impact écologique (logements notés A ou B). C’est un point à considérer si applicable.
3. Ajuster la durée du prêt et envisager des aides complémentaires
Devant des taux en hausse, allonger la durée du crédit peut aider à réduire la mensualité, bien que cela accroisse le coût total du financement à long terme. Passer de 20 à 25 ou même 27 ans pour certains primo-accédants peut rendre l'achat plus accessible, en particulier dans les zones tendues.
Par exemple, pour un emprunt de 200 000 € à 5,2 % :
- Sur 20 ans : 1 335 €/mois
- Sur 25 ans : 1 193 €/mois
- Sur 27 ans : 1 151 €/mois
Il est également possible de mobiliser des aides pour optimiser sa capacité d'achat :
- Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) a été prolongé en 2025 pour certaines zones, permettant d’emprunter jusqu'à 100 000 € sans intérêts.
- Aides locales (subventions, allégements fiscaux) qui peuvent alléger le coût total d’achat.
- Épargne salariale, qui peut également être mobilisée sous certaines conditions pour un achat.
Il est crucial de ne pas surestimer ses capacités de remboursement et de garder une marge pour d’éventuelles augmentations de charges, travaux ou imprévus. Malgré un contexte contraignant, acheter en 2025 est réalisable avec une adéquation réfléchie de son projet, de son financement et des ressources à disposition.







