Dans une récente interview accordée à La Croix, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a exprimé son désaccord sur l'instauration d'un âge d'équilibre fixé à 64 ans en 2027, tout en se montrant ouvert à des discussions sur le retour à l'équilibre financier du système de retraite.
Un appel à la mobilisation
Face à la réforme, Berger affirme que la CFDT se mobilise non contre la création d'un système universel de retraites, mais contre des mesures telles que l'âge d'équilibre. Selon lui, il est vital d'améliorer le projet de réforme tout en prévenant l'exécutif qu'une prolongation de la durée de travail ne serait pas acceptable.
L'injustifiable âge d'équilibre
Pour Berger, l'âge d'équilibre représente une injustice, en particulier pour ceux ayant commencé à travailler jeunes, comme les employés de l'agroalimentaire ou du bâtiment. Il dénonce une mesure qui aggrave les inégalités entre les assurés au lieu de les corriger.
Solutions pour l'équilibre financier
Berger souligne que l'équilibre financier n'effraie pas la CFDT. Il propose une gouvernance paritaire qui serait responsable de formuler des initiatives pour un retour à l'équilibre à court, moyen et long terme. Par ailleurs, il appelle à envisager d'autres solutions, telles qu'une hausse des cotisations.
Il affirme également que la réforme doit aller au-delà des simples mesures techniques et qu'elle devrait reposer sur la confiance, surtout vis-à-vis des travailleurs seniors souvent négligés. Enfin, il insiste sur la nécessité d’améliorer certains aspects de la réforme actuelle, tout en respectant les engagements pris envers les travailleurs lors de leur embauche.
Berger conclut en espérant une trêve pendant la période des fêtes, tout en affirmant que la mobilisation de la CFDT se poursuivra en l'absence de progrès significatifs sur l’âge d'équilibre.







