Lorsqu’un épargnant souscrit un contrat d’assurance vie, il se voit confronter à diverses modalités de gestion. L’un de ces modes est la gestion libre, qui offre une flexibilité totale au titulaire.
Bien que ce choix puisse évoluer tout au long de la durée du contrat, il est crucial pour l’épargnant de bien comprendre les implications de ce mode de gestion.
Qu'est-ce que la gestion libre en assurance vie ?
La gestion libre permet au souscripteur d’un contrat d’assurance vie d’avoir un contrôle total sur ses investissements. Cela inclut la sélection de ses placements et la répartition de son capital, sans restrictions.
Il existe principalement deux types de contrats d’assurance vie :
- Contrats monosupports : reposent uniquement sur les fonds en euros, offrant une garantie de capital mais une rentabilité limitée.
- Contrats multisupports : combinent fonds en euros et unités de compte, donnant accès à une diversité d’actifs (actions, obligations, SCPI) mais avec un risque accru, le capital n’étant pas garanti.
Fonctionnement de la gestion libre en assurance vie
Dans le cadre des unités de compte, il est essentiel de noter que leur valeur est volatile et donc non garantie. La gestion libre repose sur plusieurs principes structurants.
Comprendre son profil d’épargnant
Le souscripteur doit d'abord identifier ses objectifs et évaluer son profil d'investisseur, qui peut être prudent, équilibré ou dynamique. Ce profil se construit en tenant compte de divers facteurs, notamment l'âge, les revenus et le niveau d'expérience sur les marchés.
Diversification des supports d’investissement
Le choix des supports d'investissement est primordial dans un contrat multisupport. Une large gamme de supports permet à l'épargnant de diversifier ses placements, réduisant ainsi le risque de perte en capital. Ceux préférant une gestion simplifiée peuvent opter pour des contrats moins complexes.
Gestion des arbitrages
Les arbitrages consistent à réaffecter des fonds entre différents supports, et peuvent entraîner des frais. Bien que certains contrats en ligne ne facturent pas ces frais, ceux des contrats traditionnels oscillent généralement entre 0,5 % et 1 %.
Il existe également des options d’arbitrage automatique, permettant de déclencher des mouvements sans intervention. Cependant, des frais peuvent s’appliquer selon la nature de l’opération.
Voici cinq options d’arbitrage courantes :
- Limitation des pertes (stop loss) : un seuil fixé déclenche le transfert d’un support risqué vers un fonds sécurisé.
- Investissement progressif : transfert régulier d’une partie du capital vers des unités de compte.
- Securisation des plus-values : transfert automatique des gains vers un fonds sécurisé lors de leur réalisation.
- Dynamisation des plus-values : réinvestissement des gains en unités de compte plus performantes.
- Rééquilibrage automatique : conservation d’une répartition proportionnelle entre supports d’investissement.
Pour qui est la gestion libre en assurance vie ?
Réservée aux investisseurs aguerris, la gestion libre requiert une bonne compréhension des marchés financiers ainsi qu’un suivi assidu des investissements. Bien que ce mode de gestion apporte une grande flexibilité, il nécessite une implication importante.
Les options d’arbitrage automatique peuvent aider l’épargnant à gérer son investissement sans une attention constante. Toutefois, il est essentiel de garder à l'esprit que les bénéfices ne sont jamais garantis. Même des experts peuvent faire des choix peu judicieux.
Pour optimiser les gains, il est recommandé de réinvestir les plus-values dans des supports dynamiques en fonction du profil de risque. Une approche prudente pourrait impliquer le maintien des gains dans des fonds sécurisés, tandis qu’un investisseur dynamique pourrait chercher des opportunités de rendement plus élevées.
Les décisions relevées dans la gestion libre incombent entièrement à l’assuré, faisant de ce mode un excellent choix pour ceux qui sont prêts à naviguer dans la complexité des marchés.







