Lors d'une visite à Tokyo, le président Emmanuel Macron a été témoin d'une innovation scientifique sans précédent grâce à une équipe de chercheurs franco-japonaise. Cette équipe a dévoilé une méthode unique de déchiffrage de messages basée sur l'ADN, marquant une avancée majeure dans le domaine de la sécurité des données.
Au sein du laboratoire LIMMS, lié au CNRS, un échange sécurisé a été réalisé grâce à deux clés identiques, créées à Paris et à Tokyo à partir d'ADN synthétique. L'une de ces clés est utilisée pour le chiffrement, tandis que l'autre permet le déchiffrement.
Nicolas Clément, le directeur du laboratoire, souligne l'énorme potentiel de cette technologie. Selon lui, "le disque dur parfait existe déjà, c'est l'ADN". En effet, quelques grammes d'ADN peuvent stocker des volumes de données colossaux, une solution face aux défis futurs de la gestion des données.
"C'est hyper impressionnant", a remarqué Emmanuel Macron, qui a également souligné le potentiel d'innovation immense que cette technologie pourrait représenter.
La cryptographie par ADN pourrait représenter une alternative viable aux méthodes quantiques pour protéger les informations sensibles. Des chercheurs de l'EPSCI Paris - PSL, de l'Université de Limoges et de l'IMT Atlantique, en collaboration avec l'Université de Tokyo, ont exploité les caractéristiques de l'ADN pour concevoir des clés de chiffrement.
Ces clés permettent de coder les messages, protégeant ainsi leur contenu de toute personne ne possédant pas la clé correspondante pour les déchiffrer.
Que ce soit pour des ordres militaires, des communications diplomatiques ou des informations financières, la protection des messages numériques est cruciale. Toutefois, la montée en puissance des ordinateurs pose un risque croissant pour ces codes, les rendant potentiellement vulnérables.
Pour garantir une sécurité optimale, une clé de chiffrement doit être aussi longue que le message à protéger, parfaitement aléatoire et à usage unique. L'équipe franco-japonaise a réussi à concevoir de telles clés à partir d'ADN synthétique, qui, rappelons-le, n'a aucune fonction biologique et n'inclut pas d'informations génétiques.
L'ADN, qui est à la fois dense et stable, permet à l'émetteur et au destinataire de partager un grand nombre de clés à l'avance, pouvant être conservées pendant des décennies, voire des siècles.
Au moment de la communication, des machines avancées de séquençage chez l'expéditeur et le destinataire traduisent les molécules d'ADN en code binaire, permettant d'envoyer des messages de plusieurs centaines de mégaoctets en toute sécurité.
Enfin, des techniques ont été développées pour garantir que toute tentative d'interception soit détectée par les deux parties avant l'utilisation. Cette technologie présente également l'avantage de permettre des échanges de clés de chiffrement sur de longues distances, contrairement à la cryptographie quantique, qui dépend des propriétés délicates des particules.







