Les événements tragiques se succèdent dans la région bordelaise. Laurent Simon, un père originaire de Saint-Maurice-Colombier dans le Doubs, a découvert le décès de son fils de 39 ans, SDF, quatre mois après sa mort. Ce dernier a été retrouvé dans une voiture sur un parking à Bouliac, et son corps a été conservé au CHU de Bordeaux qui réclame aujourd'hui la somme de 3 800 euros pour frais de conservation.
Laurent a appris cette triste nouvelle par une rumeur, et non par les autorités, ce qui l’a conduit à contacter la mairie de Belfort pour des informations sur son fils. L’établissement hospitalier a expliqué qu'il n'était pas dans ses prérogatives de rechercher les familles des défunts non identifiés, laissant là toute la responsabilité sur les proches à contacter.
Le CHU de Bordeaux a souligné que « cette mission relèverait d'autres autorités », rappelant que leur rôle se limite souvent à la gestion de la dépouille elle-même, sans obligation légale d'informer la famille. Selon des informations d'Ici Belfort Montbéliard, c’est cette absence de communication qui alerte sur un flou juridique et administratif inhérent au statut des sans-abri.
Une cagnotte lancée pour soutenir le père
En réponse à cette situation, le syndicat SUD du CHU de Bordeaux a lancé une cagnotte sur internet pour soutenir Laurent Simon. Ce dernier souligne que s'il avait été averti dès que possible, il aurait pris en charge les arrangements funéraires immédiatement. Il déclare : « S'ils m'avaient prévenu dans les jours qui ont suivi son décès, je serai venu tout de suite et j'aurais réglé les choses avec les pompes funèbres. »
Ce cas soulève des questions sur la prise en charge des défunts sans-abri dans un entourage juridique où les familles peuvent parfois être laissées dans l'ignorance, aggravant ainsi des situations déjà tragiques. Le collectif « Les morts de la rue » met en lumière la nécessité d'un meilleur accompagnement des proches en de telles circonstances.







