Le ministre de l’Intérieur a exprimé sa compréhension face à l'amertume des policiers de la BAC 75N, exclus des décorations promises par Emmanuel Macron. Il souligne la complexité des procédures et rend hommage au caractère héroïque de leurs interventions lors du tragique événement du 13 novembre 2015.
Le 31 mars, des policiers de la BAC 75N ont fait part de leur déception de ne pas avoir été décorés, dix ans après leur intervention au Bataclan. Emmanuel Macron avait expliqué que ces policiers ne satisfaisaient pas aux "critères" requis pour obtenir des décorations. Le 1er avril, Laurent Nuñez, lors d'une interview sur Franceinfo, a apporté des précisions, affirmant que le ministère continue de traiter cette question avec diligence. Emmanuel Macron lui aurait demandé d’élaborer chaque cas de manière individuelle.
"C'est un processus complexe", a déclaré le ministre, mettant en lumière que la majorité des intervenants lors de l’attaque du Bataclan ont reçu la médaille de la sécurité intérieure. La question des « ordres nationaux », pour sa part, est soumise à des procédures particulièrement strictes.
Les membres de la BRI et du Raid décorés
Actuellement, seuls les membres de la BRI et du Raid ont reçu ces décorations nationales importantes. Selon Laurent Nuñez, cela concerne environ "soixante personnes". Les policiers de la BAC 75N, quant à eux, devront avoir leur rôle examiné à travers des rapports individuels pour déterminer les responsabilités de chacun. Ce travail est géré par la Grande Chancellerie, qui détient le pouvoir de décision.
Le ministre a déclaré comprendre le ressentiment des policiers de la BAC et a approché le sujet avec tact, affirmant que ce processus de reconnaissance serait adapté à chaque individu. Il a alors rappelé que les actions menées ce soir-là étaient véritablement héroïques et dignes du respect de la Nation, une affirmation qui résonne auprès de nombreux témoins et experts interrogés.







