Ce mardi, des représentants de la CGT ont été reçus par le conseil départemental du Gard, après des semaines de mobilisation intense. Les assistantes familiales, qui jouent un rôle crucial dans l'accueil d'enfants, ont décidé de faire entendre leur voix, suite à une grève marquante le 13 mars dernier.
"Nous demandons le minimum pour les enfants que nous prenons en charge 24 heures sur 24," déclare Leila Garnier, assistante familiale et mère d'accueil de trois enfants. "Nous souhaitons que ces enfants aient accès à la cantine scolaire, tout comme les autres enfants. Nous ne demandons pas d'argent, mais plutôt le droit au répit, un week-end par mois, à l'image de ce qui se fait dans l'Hérault."
Des déplacements urbains non remboursés
Cette délégation d'assistantes familiales, composée aussi d'hommes, a mis en lumière d'autres revendications. Elles souhaitent l'application d'un forfait kilométrique pour les déplacements urbains liés à des rendez-vous médicaux ou des visites médiatisées, "qui ne sont jamais remboursés," souligne Jennifer, une assistante familiale.
Elle ajoute : "Nous voulons aussi une aide pour les cadeaux d'anniversaire des enfants. J'ai des enfants qui sont à la crèche et à l'école maternelle, et comme tout parent, je fais des gâteaux et offre des petits cadeaux. Mais la participation actuelle pour les vacances n'est que de 7,50 euros, et il est grand temps d'augmenter cela."
Les assistantes familiales réclament donc une revalorisation de leur situation, pour garantir des conditions de vie dignes à ceux dont elles ont la charge. Selon plusieurs experts en protection de l'enfance, ce mouvement pourrait faire évoluer les politiques locales et nationales en matière d'assistance familiale.







