Dans les Pyrénées-Orientales, le climat est particulièrement inquiet pour les professionnels. Des transporteurs routiers aux infirmières libérales, chacun ressent l'impact de la hausse des prix à la pompe. Ces travailleurs ont récemment émis une sollicitation collective au gouvernement, demandant une aide indispensable afin de naviguer cette crise.
L'inquiétude domine chez les professionnelsLa Fédération nationale des infirmiers libéraux a pris les devants en appelant l'État à mettre en place "une mesure pérenne" pour contrer l'augmentation des coûts de carburant. Ils exigent un remboursement partiel pour pouvoir faire face aux nouvelles dépenses. Emilie Gout-Delclos, infirmière libérale à Perpignan, souligne : "Quand on s'installe en libéral, on ne peut pas augmenter le tarif de nos consultations en fonction du prix du carburant. Actuellement, cette hausse affecte notre budget et nos trésoreries."
Bien que les infirmières tentent d'optimiser leurs tournées ou de centraliser les soins au cabinet pour réduire les déplacements, ces stratégies ont leurs limites. Pour des soins essentiels, comme les perfusions à domicile pour des patients fragiles, il est inévitable de se rendre sur place.
Face à la montée des difficultés, Emilie a déjà écrit au préfet des Pyrénées-Orientales pour demander un accès prioritaire aux stations-service pour les professionnels de santé libéraux.
Une réunion de crise chez les transporteurs routiers
Parallèlement, la Fédération nationale des transporteurs routiers a organisé une réunion de crise le 13 mars pour aborder cette problématique. Depuis 2006, les transporteurs disposent de la possibilité d'ajuster leurs tarifs en fonction des fluctuations des prix de carburant, sur la base d'un indice qui est mis à jour mensuellement. Cependant, ils appellent désormais à davantage de réactivité, sollicitant deux mises à jour par mois.
Les entreprises de transport s'inquiètent de devoir puiser dans leurs réserves pour faire face à cette hausse des coûts. Assurant que sans ajustement rapide, toute la chaîne logistique pourrait connaître des ruptures, ils requièrent donc un soutien direct de l'État pour surmonter cette crise.
La situation demeure critique, et si aucune intervention significative n’est mise en place, des défaillances massives ne pourront être évitées dans le secteur, alertent les professionnels. Les acteurs du milieu expriment donc un besoin urgent d'assistance pour passer cette période tumultueuse.







