Un chauffeur de bus scolaire face à un test positif aux méthamphétamines : vraie alerte ou simple malentendu ?

Un test positif aux méthamphétamines soulève des interrogations sur la sécurité des transports scolaires.
Un chauffeur de bus scolaire face à un test positif aux méthamphétamines : vraie alerte ou simple malentendu ?
Une opération de gendarmerie de contrôle d'un bus scolaire a été conduite aux abords du lycée de Montsoult (Val-d'Oise), mardi 10 mars au matin. Le chauffeur aurait fait l'objet d'un faux positif. (Illustration) LP/Florent Heib

Le 10 mars dernier, la préfecture du Val-d’Oise a révélé qu’un conducteur de bus scolaire avait été testé positif à la méthamphétamine lors d’un contrôle routier. Cette nouvelle a provoqué un émoi considérable chez les parents, préoccupés par la sécurité de leurs enfants. Lors de cette opération, menée à proximité du lycée professionnel Jean-Mermoz à Montsoult, le test salivaire a révélé une présence de cette drogue de synthèse, souvent synonyme de risques accrus pour la conduite.

La préfecture a imméditatement retiré son permis de conduire, remplaçant le chauffeur pour garantir la continuité du service. Les réactions des parents ont été vives sur les réseaux sociaux : « C'est irresponsable et totalement inadmissible ! » s'est indigné un internaute, tandis que d'autres se demandaient si leurs enfants étaient en sécurité dans ces bus.

Kéolis conteste et évoque un traitement médical

Contacté par Le Parisien, le groupe Kéolis a affirmé que le conducteur était sous un traitement médicamenteux, validé par la médecine du travail, compatible avec son rôle. Le chauffeur aurait par ailleurs présenté une ordonnance lors du contrôle, ce que Kéolis a souligné pour apaiser les inquiétudes des parents.

On sait que certains médicaments, notamment ceux prescrits pour le TDAH, peuvent entraîner des résultats positifs lors des tests de dépistage. D'autres médicaments, tels que ceux utilisés pour traiter la maladie de Parkinson ou l’hypertension, pourraient également causer des faux positifs.

À l’instar de ce qui s'est produit dans ce cas, les faux positifs peuvent fausser les résultats. Seule une prise de sang peut attester de l’absence de drogues dans l’organisme. Selon Kéolis, le test sanguin du conducteur a effectivement montré des résultats négatifs, ce qui pourrait lui permettre de récupérer son permis après une période de 72 à 120 heures, sauf si la préfecture décidait d’intervenir administrativement.

Aucune réponse n’a été fournie par la préfecture du Val-d’Oise concernant cette affaire complexe, laissant les parents inquiets face à cet incident surprenant.

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