D'après le verdict rendu par la cour d'appel d'Amiens, l'ancien président du conseil départemental de la Somme, Stéphane Haussoulier, a été reconnu coupable de détournement de biens publics. Sa condamnation inclut quatre ans de prison, dont un an ferme, ainsi qu'une inéligibilité de cinq ans. À la suite de ce jugement, Haussoulier a annoncé son intention de former un pourvoi en cassation, souhaitant ainsi faire valoir ses arguments pour défendre son innocence.
"Je compte sur la justice", a-t-il déclaré à ICI Picardie. En première instance, en décembre 2024, il n'avait pas anticipé une sanction aussi sévère. Pourtant, les juges ont souligné la gravité des actes imputés, ayant causé un préjudice de plusieurs dizaines de milliers d'euros, se traduisant par des comportements abusifs durant ses mandats.
D'après une analyse approfondie de son dossier, il a été révélé qu'entre 2016 et 2023, alors qu'il occupait divers postes de responsabilité, il aurait détourné près de 370 000 euros au préjudice des institutions publiques, en utilisant des fonds destinés à des dépenses dans des domaines aussi variés que des soins personnels et des sorties luxueuses.
"À trop en faire, je me suis montré négligent, mais je n’ai jamais eu l’intention de frauder", a-t-il contesté tout au long de son procès. Ses actions, décrites par les juges comme montrant un "sentiment d'impunité", ont été interprétées comme une trahison grave de la confiance publique.
un comportement inacceptable
La cour a noté que son attitude autoritaire et son utilisation indue des ressources du conseil avaient détérioré l'image des élus locaux, provoquant une méfiance croissante des citoyens. Les juges ont insisté sur le fait que l'ex-président avait pris des libertés avec les règles et les lois en vigueur, humiliant ceux qui l'entouraient, craignant pour leur avenir professionnel s'ils contestaient ses décisions.
inélégibilité justifiée
La cour a motivé son verdict de cinq ans d'inéligibilité, qualifiant cette décision de nécessaire pour prévenir toute éventuelle récidive et restaurer la confiance dans les institutions. Ils ont affirmé que garder Haussoulier dans la vie publique risquerait de compromettre davantage l'intégrité des élus et de citoyenneté.
Alors qu'il reste conseiller départemental jusqu'en mars 2028, Haussoulier a confirmé qu'il ne briguerait pas d'autres mandats lors des prochaines élections municipales. Les critiques s'intensifient de jour en jour, certains citoyens évoquant une vraie nécessité de reforme au sein des instances politiques pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.







