« La poursuite de cette mission est gravement menacée. » La situation est critique au refuge de la SPA du 47 à Caubeyres, qui se trouve dans une impasse financière majeure. « Nous n’avons plus de marge de sécurité. Sans mobilisation rapide, nous ne pourrons plus assurer nos missions dans les semaines à venir », avertit Claudie Gadiffert, la présidente de l’association.
La trésorerie actuelle du refuge est de seulement 8 000 euros, alors que son fonctionnement minimum nécessite au moins 15 000 euros par mois, comme souligné dans un communiqué de l’association daté du 5 mars. « Cette somme couvre uniquement les frais indispensables : soins vétérinaires, charges de personnel, alimentation et entretien des infrastructures ».
Face à cette situation délicate, la SPA du 47 espère obtenir un legs qui pourrait aider à renflouer ses finances. Toutefois, les responsables ne peuvent se permettre d'attendre, d'où leur appel urgent aux dons des particuliers et des entreprises. Un objectif de 15 000 euros a été fixé avant la fin mars, suite à une collecte en ligne déjà de 6 500 euros, accessible sur cagnotte en ligne.
« On a connu des turbulences, mais à ce niveau, c’est inédit », réagit le vice-président du refuge, qui s'occupe jusqu'à 300 animaux chaque année. L'arrêt des contrats aidés et l’augmentation des animaux malades ou blessés sont quelques-unes des raisons de cette crise prolongée.
La SPA du 47, qui est indépendante de la SPA nationale, s'engage également avec de grandes fondations comme celle de Brigitte Bardot et 30 Millions d'Amis. Jonathan Gadiffert assure que le bien-être des animaux ne sera pas compromis durant cette crise, mais l’avenir des cinq salariés reste incertain. « Nous envisageons de recourir à l’activité partielle en avril, mais ce n’est pas forcément une solution viable », admet-il. Bien que coûteuse, la masse salariale est essentielle, car le refuge souffre d’un manque de bénévoles, étant situé dans une zone moins peuplée.








