Une vingtaine de squatteurs occupent illégalement des studios dans un immeuble situé à proximité de la promenade des Anglais, à Nice. Les résidents sont plongés dans un quotidien chaotique, avec des portes enfoncées, des murs découpés à la disqueuse, et des cris qui résonnent tard dans la nuit.
Les occupants illicites ont forcé des accès et ont même transformé ce qui devrait être un lieu de vie en un environnement de détresse. "Ils jettent leurs excréments et divers débris par les fenêtres", exprime Aline, une propriétaire et membre du conseil syndical, citée par NiceMatin.
Expulsés le matin, de retour le soir
Aline raconte que la municipalité précédente a tenté d'évacuer le bâtiment en octobre pour des raisons de sécurité, sans aucun effet à long terme. En réponse à ce fléau, un courrier recommandé a été envoyé au préfet des Alpes-Maritimes par le conseil syndical. Cependant, la préfecture a affirmé n’avoir été contactée qu’un seul propriétaire le 25 février. Bien qu'une expulsion ait eu lieu le 24 mars, avec la pose d'une porte anti-squat, les squatteurs demeurent obstinément présents.
"La mairie actuelle est au courant", souligne Aline, précisant avoir reçu une réponse de Françoise Souliman, première adjointe, reconfirmant la réception de son courriel en avril. Cette situation, insupportable pour les résidents, pèse sur leur quotidien. "Il règne une ambiance de peur, les cris, les bagarres nocturnes deviennent une routine, et personne n’ose plus leur dire quoi que ce soit", confie une autre locataire, visiblement inquiète.
Face à cette détresse, il a été signalé qu'une intervention conjointe du service de prévention des risques patrimoniaux de la Ville et de la police municipale est programmée pour accompagner le syndic, le cabinet Devaux, sur les lieux, ce jeudi 30 avril.
Les résidents espèrent désormais que cette intervention apportera enfin une issue favorable à leur situation inacceptable.







