Bien que souvent mal jugées, les chauves-souris jouent un rôle essentiel dans nos écosystèmes. En France, ces redoutables insectivores, comme les pipistrelles et les murins, sont des alliées précieuses pour nos jardins, contribuant à la régulation des populations d'insectes nuisibles. Avec environ 35 espèces observées dans le pays, leur statut de protection souligne l'importance de favoriser leur présence.
Comment fabriquer un nichoir à chauves-souris
Une seule chauve-souris peut ingérer jusqu'à 600 insectes par heure, rendant leur rôle prédateur fondamental. Pour réaliser votre propre nichoir et encourager ces précieux mammifères, vous aurez besoin de matériaux simples. Une palette de bois de récupération non traitée est idéale. Équipez-vous d'une scie, d'un mètre, d'un crayon, d'un marteau et de pointes.
Selon les indications de Jean-Christophe Bar, dans Les leçons de permaculture, les dimensions doivent être soigneusement respectées pour répondre aux besoins des chauves-souris :
- 1 fond : 45 x 30 cm
- 1 façade : 43 x 30 cm
- 2 côtés : 45 x 12 cm
- 1 toit : 14 x 34 cm
- 1 fermeture de l'entrée : 6 x 30 cm
Pour faciliter l'accroche, n'hésitez pas à rainurer les surfaces lisses avec un couteau ou une scie. Une fois les pièces prêtes, assemblez-les en clouant les parois latérales au fond, puis fixez la façade et le toit. L’entrée doit faire entre 1,5 et 2 cm de large, sans peinture, pour laisser la structure brute et accueillante.
Où installer le nichoir à chauves-souris
Pour maximiser les chances d’occupation par les chauves-souris, placez le nichoir à au moins 3 mètres de hauteur, idéalement dans une orientation chaude et ensoleillée, comme au sud ou au sud-ouest. Pensez à le positionner à l’abri des vents dominants et choisissez un arbre ou un bâtiment solide. La période optimale pour l’installation est en mars, juste avant leur sortie d’hibernation, afin d'offrir un espace sûr pour la reproduction et le repos.
La création de nichoirs contribue directement à la préservation des chauves-souris, menacées par la dégradation de leur habitat. Bien que souvent associées à des maladies, il est important de rappeler qu’aucune espèce ne porte le virus du COVID-19, et leur protection favorise un écosystème sain, minimisant les risques de transmission zoonotique.







