La crise actuelle des prix du carburant touche de plein fouet divers professionnels, tels que les routiers, infirmiers libéraux et ambulanciers. Dans la région de la Somme, le prix moyen du litre de gasoil a atteint la barre alarmante de 2 euros, suscitant des inquiétudes majeures parmi les acteurs du secteur. Aubin Ducatel, directeur des ambulances Ducatel à Fressenneville, met en lumière cette situation difficile. Il révèle que son entreprise se voit contrainte de faire le plein tous les 8 à 10 jours, utilisant environ 6500 litres. Avec la montée des prix de 1,60 euro à 2 euros, il constate des pertes mensuelles estimées à 10 000 euros. Cette augmentation impacte profondément sa trésorerie, alors qu'il emploie 47 personnes et n'a que peu de leviers à sa disposition pour faire face à cette crise financière.
Ducatel exprime son scepticisme quant aux alternatives durables, telles que les véhicules électriques, actuellement jugées peu viables pour son entreprise. Alors que le gouvernement refuse d'intervenir sur les tarifs des carburants, il appelle à une solution plus adaptée : "Il serait judicieux d'indexer le prix du carburant sur une tranche de pourcentage et de le répercuter directement sur les factures soumises à la CPAM". Cette proposition vise à alléger le fardeau financier qui pèse sur les professionnels de santé, confrontés à un coût en constante augmentation.
Le diagnostic est partagé par de nombreux experts qui soulignent l'importance d'un ajustement des pratiques pour permettre aux professionnels d'administrer leurs services de manière pérenne. La nécessité d'un soutien institutionnel semble plus pressante que jamais dans un contexte économique tendu.







