Quand l'engagement pour l'environnement vire à la polémique, les tensions montent à Laigneville. Un habitant de cette commune de l'Oise comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Beauvais suite à des menaces à l'encontre de son maire, Christophe Dietrich, qui s'est décidé à se constituer partie civile.
Tout a commencé avec une vidéo postée sur les réseaux sociaux où un internaute a insulté le maire : "Le maire, il se prend pour un cowboy, mais c’est une vraie sal*pe. Tu ne sais pas à qui tu as affaire." Ces propos ont suscité une forte indignation et ont conduit l’élu à porter plainte pour des menaces de mort, aggravées par des actes d’intimidation, ce qui n'est pas sans rappeler d'autres cas similaires d'attaques contre des élus.
Lutte contre les dépôts sauvages
Depuis le début de son mandat, Christophe Dietrich a fait de la lutte contre les dépôts sauvages une mission essentielle. Prônant la transparence, il n'hésite pas à cibler les fauteurs de troubles sur les réseaux sociaux, leur renvoyant directement leurs déchets. À l'époque où il a pris ses fonctions, une dizaine de déchets étaient constatés chaque mois, mais aujourd'hui, la situation s'est considérablement améliorée, comme le rapporte Oise Hebdo.
En effet, c'est lors d'une promenade à vélo que le maire a repéré l'individu qui a fait l'objet de ces menaces. Sur Facebook, il a rappelé l'importance de faire respecter la loi face à ces actes en insistant sur la nécessité de prendre des mesures contre le dépôt d'ordures illégal. Dans ce contexte, il est légitime de s'interroger sur la protection des élus lorsqu'ils s'engagent pour le bien commun.
Pour mémoire, les menaces de mort à l'encontre d'un élu public sont passibles de cinq ans d'emprisonnement et d'une amende allant jusqu'à 75 000 euros, un cadre légal qui vise à protéger ceux qui exercent des responsabilités politiques.
"Tu vas regretter d’être maire !", une histoire similaire à Blagnac
Récemment, à Blagnac près de Toulouse, un maire, Joseph Carles, a également été menacé lorsqu'il a tenté d'empêcher un groupe de Français itinérants de s'installer sur un terrain de sport. Lors de cette intervention, un homme de 46 ans a proféré des menaces, évoquant un "fusil à pompe". Le maire a depuis déposé plainte et le suspect a reconnu avoir tenu des propos déplacés tout en contestant toute menace sérieuse. Il devrait être jugé prochainement devant le tribunal correctionnel de Toulouse.







