Lors d'un procès poignantly suivi, Christophe Ellul a reconnu que son chien Curtis était responsable des morsures mortelles ayant entraîné la mort de sa compagne, Elisa Pilarski, en 2019. Cette déclaration intervient après des années de déni et se tient dans un contexte de tensions au tribunal de Soissons (Aisne) où il est jugé pour homicide involontaire.
« Les détails des morsures démontrent clairement sa culpabilité », a déclaré Ellul, admettant finalement que les preuves étaient irréfutables. Lors de son témoignage, il a d'ailleurs précisé : « Aujourd'hui, je l'accepte, je le crois », alors qu'il était auparavant en désaccord avec la responsabilité de son animal de compagnie.
Des expertises réalisées ont confirmé que les morsures retrouvées sur le corps d'Elisa correspondaient aux caractéristiques physiques de Curtis et non aux chiens impliqués dans une chasse ayant eu lieu à proximité au moment des faits. Ce drame s'est déroulé le 16 novembre 2019 dans une forêt près de Soissons, alors qu'Elisa, enceinte de six mois, promenait Curtis, un pitbull importé illégalement des Pays-Bas.
« Piquez-le »
Au cours de l'audience, la présidente du tribunal a rappelé que Curtis avait mordu Ellul deux jours après la mort d'Elisa, démontrant ainsi un comportement potentiellement dangereux. D'autres incidents récents, dont une agression d'une bénévole dans un chenil, ajoutent à la préoccupation autour de ce chien.
« Un chien ne mord pas sans raison. Il est de la responsabilité de l'humain de prendre des mesures pour garantir la sécurité des autres », a souligné la présidente. Ellul a alors exprimé son désespoir, déclarant : « Si Curtis est coupable, piquez-le ou c'est moi qui vais le faire, mais faites sortir les preuves », une phrase qui résume la complexité émotionnelle de cette affaire.
Alors qu'il fait face à cette tragédie, Ellul a également affirmé vouloir « se battre pour la mémoire d'Elisa et d'Enzo », le prénom choisi pour leur fils à naître, mettant ainsi en lumière les conséquences dévastatrices d'une situation déjà tragique. Selon Le Parisien, le procès devrait se poursuivre jusqu'à jeudi avec la présentation d'autres preuves.







