Lors d'une séance de 16h30, l'atmosphère conviviale attire environ une trentaine de spectateurs pour profiter d'un thriller mettant en vedette Jodie Foster, le tout pour une modique somme de 6 euros. "C'est un lieu chaleureux et intime, loin des grands complexes impersonnels", confie une spectatrice. Un autre client ajoute : "C'est le seul endroit ouvert toute l'année ici, un véritable atout pour notre commune". Une habituée souligne également la qualité des retransmissions en direct : "On a accès à des événements comme l'opéra, c'est captivant et bien réalisé".
Le PAX propose aujourd'hui 24 séances hebdomadaires, avec une programmation variée allant des derniers films à des œuvres d'art et essai, souvent en version originale. À ce sujet, Jean Ponchon, président de l'association Arts et Loisirs de Quend, explique : "Nous avons décidé de nous investir lors d'une réunion où il était question de la survie du cinéma. En tant que Français passionnés de cinéma, nous ne pouvions pas laisser disparaître cet héritage".
Le fonctionnement du PAX repose sur un budget annuel de 100 000 euros, qui lui permet de soutenir la création cinématographique régionale. Dominique Choisy, un réalisateur actif, affirme : "Ces salles locales sont cruciales pour la visibilité de nos films, elles permettent de connecter le public avec nos créations".
En janvier prochain, un festival du film japonais et la quatrième édition des hivernales se tiendront, attirant ainsi un public croissant. Avec plus de 17 000 entrées annuelles, ce petit cinéma est devenu un acteur culturel majeur dans sa commune.
Reportage de Marie Roussel, Gaëlle Fauquembergue et Sébastien Le Fur / FTV







