Un rapport de la Banque de France révèle une hausse inquiétante des cas de surendettement, en grande partie liée aux paiements fractionnés sans frais.
Les paiements fractionnés séduisent de plus en plus de consommateurs, mais un rapport publié par la Banque de France le 17 février alerte sur le risque d’endettement accru associé à cette pratique, comme l’a rapporté TF1 Info. En 2025, on comptabilise 148 013 dossiers de surendettement, marquant une hausse de 9,8 % par rapport à l'année précédente.
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, déclare : “Nous remarquons une recrudescence du nombre de dossiers de surendettement ces deux dernières années.” Il souligne que les paiements fractionnés représentent désormais 44 % de l’endettement des foyers français.
Ces méthodes de paiement, couramment appelées dettes à la consommation, facilitent l'accès à des achats importants en les rendant plus abordables. Toutefois, cette facilité peut inciter certains consommateurs à accumuler les paiements fractionnés, conduisant à une situation précaire.
Les jeunes parmi les plus concernés
Les plus jeunes, en particulier, sont touchés par ce phénomène. Selon les données de la Banque de France, le nombre de dossiers de surendettement chez les 18-25 ans a crû de 65 % en 2025. Pour la tranche d'âge de 18 à 30 ans, cette hausse est de 36 %. Ce constat est préoccupant car il met en lumière une vulnérabilité accrue chez les jeunes adultes, notamment parmi les femmes et les personnes en recherche d'emploi.
Pour éviter ces pièges, des experts conseillent d’utiliser les paiements fractionnés avec parcimonie. Juliette Woods, chargée de mission Banque et Assurance à l’UFC-Que Choisir, insiste : “Avant de valider un paiement fractionné, posez-vous cette question : serai-je capable de régler les trois prochaines échéances sans compromettre ma situation financière?”.







