Dans la ville de Chauvigny, la Vienne déborde régulièrement, posant un risque important d'inondation, notamment au cœur du centre-ville. Les eaux de ruissellement, conjuguées à la montée des eaux, aggravent la situation. Pour pallier ce phénomène, des vannes et des retenues d'eau ont été mises en place, mais ces infrastructures pourraient bientôt devenir insuffisantes.
Giles Talbot, un habitant de la ville, est confronté à cette réalité au quotidien, avouant ne pas dormir plus de deux heures d'affilée depuis plus de dix jours en raison des intempéries. À plusieurs reprises, la Vienne a quitté son lit, inondant des zones telles que la rue Aristide-Briand et la place du Dauphin. Pour permettre aux résidents de regagner leur domicile “les pieds au sec”, des passerelles ont été installées dans ces quartiers sinistrés.
Pour limiter les dégâts, un adjoint à la sécurité de la ville est en alerte permanente, contrôlant le niveau des bassins de rétention d'eau en amont. D’après ses dires, "On fait une ronde à 23h, 4h et 6h toutes les nuits". Cette vigilance est essentielle pour éviter que le centre-ville ne soit inondé : "C'est de la surveillance permanente !" s'exclame-t-il.
La ville dispose de deux bassins de rétention d'eau, le premier construit en 1982 après des inondations majeures, avec une capacité de 80 000 m³, et un second, complétant le premier en 2005, pouvant contenir 120 000 m³. Cependant, Nelly Garda Flip, la maire de Chauvigny, exprime de vives inquiétudes face aux défis climatiques croissants. "On va devoir construire de nouveaux ouvrages dans les années à venir", admet-elle, tout en maintenant une cellule de crise opérationnelle pour gérer la situation.
Alors que Chauvigny se trouve à un carrefour face aux caprices de la météo, il est évident que les enjeux liés à la gestion de l'eau et à la protection des habitants ne peuvent plus être sous-estimés. Des solutions rapides et efficaces devront être mises en place pour protéger cet héritage historique et ses habitants.







