Après dix ans passés en Espagne, Lauren David retourne annuellement dans la baie de San Francisco, la ville de son enfance. Chaque visite ravive les souvenirs d'une vie californienne qu'elle a quittée, tout en lui faisant réaliser les raisons pour lesquelles elle a fait ce choix.

"Au début de mon séjour, je rêve de revenir vivre là-bas, mais rapidement, je me rends compte que l'Espagne me correspond beaucoup mieux," confie-t-elle à Business Insider.

Comme le souligne le site, Lauren évoque un "choc culturel inversé" dû à des modes de vie très différents. Elle est frappée par le rythme effréné des Américains, toujours occupés par le travail et la famille, forçant ses amis à planifier des rencontres dans un agenda déjà chargé.

"On pourrait croire que personne n'a le temps pour se rencontrer. En Espagne, la convivialité prime, et chaque moment compte", ajoute-t-elle.

"La vie aux États-Unis tourne autour de la voiture," déplore-t-elle, faite claire par l'absence d'une infrastructure de transports en commun efficace. Les embouteillages monstres ravagent son expérience Californienne, rendant un trajet qui était autrefois d'une heure à deux ou trois heures de temps.

Le consumérisme, un autre choc

Lauren est également interloquée par le comportement sur les routes. "Les conducteurs roulent vite, souvent de manière agressive. Souvent, ils estiment que ma présence sur la route nuit à leur confort," dit-elle, se rappelant avec agacement des comportements qu’elle a constatés.

Pour éviter les heures de pointe, ses projets sont souvent dictés par le temps de trajet. "Mes horaires dépendent du trafic intense qui commence vers 14 heures et dure jusqu'à 19 heures," précise-t-elle.

En outre, le coût de la vie l'étonne. "Un simple repas au restaurant peut vous coûter jusqu'à 30 dollars, sans compter les taxes. Et souvent, je suis déçue par la qualité," explique-t-elle, témoignant d'un certain désenchantement face à ce que la Californie a à offrir.

En dépit de l'affection qu'elle porte à sa famille et ses amis, chaque séjour en Californie renforce sa conviction de rester dans le pays ibérique. Pour Lauren David, l'Espagne n’est pas seulement un nouveau domicile, elle est devenue une partie intégrante de son identité.