Dans la nuit de mardi à mercredi, Villiers-le-Bel, dans le Val-d’Oise, a été secoué par des événements tumultueux. Une cinquantaine d'individus, liés à la communauté kurde, s'est rassemblée et a incendié des poubelles dans le centre-ville. Les forces de l'ordre, appelées par des résidents, ont été accueillies par des jets de mortiers et de pierres, les mettant en péril.
Aux alentours de 1 heure du matin, ce groupe a envahi l’avenue Pierre-Sémard, où ils ont bloqué la circulation en disposant des poubelles, provoquant ainsi un vif affrontement. Les policiers, alertés par des habitants inquiets, ont été pris à partie dans une escalade de violence. Deux unités renforcées, y compris la BAC, sont intervenues, permettant l'interpellation de huit suspects, âgés entre 20 et 26 ans, qui ont ensuite été placés en garde à vue au commissariat de Sarcelles. Les affrontements ont entraîné des blessures pour onze agents, dont deux ont nécessité une hospitalisation. De plus, un véhicule de police a subi des dommages sévères.
Des participants de retour d’un rassemblement à Paris
Une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances précises des violences et les responsabilités des acteurs impliqués. Selon les premiers rapports, ce groupe serait principalement constitué de Kurdes de la région parisienne, certains ayant des origines en Turquie. Ils seraient revenus d’une manifestation non déclarée qui s'était tenue place des Invalides à Paris le 20 janvier, en soutien au Rojava, région du nord-est syrien, actuellement menacée par les forces du régime de Damas.
Cet événement parisien avait également été marqué par des violences, où la préfecture de police a rapporté onze interpellations en conséquence de jets de projectiles, dont un mortier. Les tensions entre la communauté kurde et les forces de l'ordre semblent se renforcer, et cette situation interpelle les responsables politiques et sociaux, face à une problématique qui dépasse la seule sphère locale.







