Dans une opération conjointe, des agents spécialisés de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants et les Douanes ont mis fin à un réseau actif dans la production de faux documents officiels. Les clients de ce groupe, qui transigeaient en cryptomonnaie, pensaient agir dans l'ombre sur la plateforme de messagerie Telegram.
À la tête du réseau, un individu connu sous le pseudo de Zhen Pong, a orchestré une opération qui mettait à disposition des faux documents tels que des cartes d’identité, des permis de conduire et même des chèques, exploitant chaque recoin de la technologie pour dissimuler ses activités. Une source policière a confirmé que cette opération était conçue pour protéger l'identité des clients, grâce à des échanges réputés sécurisés.
Les premières alertes ont été lancées en décembre 2024, lorsque le parquet de Bobigny a initié une enquête qui a permis d'esquisser les contours d'une structure criminelle solide. Le mode opératoire a révélé des infractions multiples, allant de la fraude documentaire à l’escroquerie en bande organisée, en passant par le blanchiment d’argent.
Lors des arrestations réalisées tôt le mardi matin, quatre suspects, âgés de 25 à 30 ans, ont été interpellés, dont trois sont toujours en garde à vue. La collection impressionnante de faux documents et de matériel découvert lors des perquisitions témoigne de la compétence des faussaires. Ces derniers ont reconnu les faits et fourni des détails méritant une analyse approfondie par les autorités.
Les douaniers de Roissy ont, par ailleurs, intercepté un colis contenant 300 films de sécurité contrefaits destinés aux cartes d’identité. Malgré les précautions prises via Telegram, les enquêteurs sont parvenus à démanteler un réseau exigeant, aussi bien conçu qu'une entreprise légitime.
Ce genre d'escroquerie ne date pas d'hier. En septembre 2024, une autre affaire similaire a été jugée. Un homme surnommé Monsieur Chong avait été condamné pour des actes de falsification de documents, opérant également à l’aide de la cryptomonnaie.
Pour l'expert en cybersécurité, Dr. Alain Dubois, cette affaire souligne l’urgence pour les autorités de rester vigilantes face à l’évolution de ces méthodes frauduleuses. « La technologie facilite les activités criminelles, et il est crucial d’adapter les stratégies de lutte », explique-t-il.
Les circonstances entourant cette affaire mettent en lumière la nécessité d'une coopération renforcée entre les différentes agences de sécurité pour lutter contre ce fléau grandissant en France.







