Dans une démarche visant à alléger la pression financière d'Air France-KLM, le gouvernement évoque un abandon de créances qui pourrait atteindre près de 728 millions d'euros, un effort pour aider la compagnie aérienne à se relever après les défis posés par la crise du Covid-19. Le ministère de l'Économie a détaillé cette initiative dans une annonce faite le 14 janvier 2026.
Cette mesure, qui confirme une information révélée par le média spécialisé La Lettre, s’intègre dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 en cours de discussion au Parlement. Selon les précisions apportées, un amendement permettrait à l'État de « abandonner tout ou partie des créances detenues sur la société Air France-KLM ou sur la société Air France, à hauteur de 727,8 millions d'euros en capital ».
Cette décision répond à une autorisation de la Commission européenne, qui vise à aider les compagnies aériennes à compenser les pertes subies durant la pandémie. En effet, le secteur aérien, tout comme Air France-KLM, a été gravement touché, perdant plus de 10 milliards d'euros sur deux ans en raison des restrictions de voyages et des fermetures de frontières.
Air France-KLM a déjà été recapitalisée par l'État français à deux reprises, confirmant ainsi son engagement envers la survie de la compagnie. Les efforts du gouvernement témoignent d'une volonté de dynamiser l'économie et de restaurer la position de leader de la France dans le secteur aérien. Selon des experts du secteur, cette aide pourrait permettre à Air France-KLM non seulement de réduire sa dette, estimée à 7,8 milliards d'euros à la fin de septembre 2025, mais également de retrouver un chemin vers des bénéfices durables.
D'autre part, le groupe a fait savoir qu'une éventuelle mise en œuvre de cette mesure par l'État « n'anticipe aucun impact sur sa trajectoire financière », augmentant ainsi la confiance des investisseurs et des clients dans sa capacité à naviguer en eaux troubles.
Avec l'examen du PLF en cours, l'avenir d'Air France-KLM repose désormais sur l'issue des débats parlementaires. Certains observateurs estiment que, si ce soutien est adopté, cela pourrait offrir un nouveau souffle à la compagnie et, par extension, au secteur aérien français dans son ensemble.







