Les parents d'élèves des écoles de Moliets-et-Maâ, Messanges et Azur se sont mobilisés le 29 juin dernier pour dénoncer l'état alarmant des infrastructures scolaires. Écoles vieillissantes, moisissures, fissures et risques d'accidents : leur cri d'alarme témoigne d'une situation jugée inacceptable.
« Cela fait une dizaine d’années que ça dure, et rien ne change »déclare Oriane, une maman engagée. Sur les banderoles, des inscriptions mettent en exergue les principales préoccupations : « Ecole en souffrance, urgence travaux » et « risques électriques, infiltration d’eau ».
Au fil des ans, de nombreux parents ont rapporté des incidents inquiétants. Selon plusieurs témoignages, des morceaux de plafonds seraient tombés sur le personnel éducatif, illustrant un vrai risque pour la santé et la sécurité des élèves.
« Des enfants gardent leur manteau en classe l’hiver parce qu’il fait trop froid »s'insurge un parent.
Les maires des trois communes concernées, Dominique Graire (Moliets), Dominique Duhieu (Azur), et Pascale Castagnet (Messanges), reconnaissent l'urgence de la situation. « Ces vieilles écoles n'ont jamais été rénovées », souligne Castagnet. Malgré les promesses faites lors des élections, les parents se disent frustrés par la lenteur des progrès administratifs. Ils se rappellent des projets d’envergure sur des infrastructures secondaires, se demandant :
« C’est ça la priorité ? »
En parallèle, les responsables des écoles ont évoqué l’impasse financière qui freine les rénovations. Le Syndicat intercommunal à vocation unique (Sivu) qui gère les établissements, impose une clé de répartition des coûts peu équitable entre les communes. Actuellement, des estimations indiquent que la réhabilitation des établissements pourrait atteindre 300 000 euros pour Messanges et Azur, et plus de 500 000 euros pour Moliets.
Il est urgent de solutionner la situation, d'après les experts. « La santé des enfants et la qualité de l'enseignement doivent passer avant tout », affirme un spécialiste de l'éducation. Pendant ce temps, les maires s'emploient à établir un rendez-vous avec un maître d'œuvre pour examiner les projets d’installations de climatiseurs afin d'éviter la fermeture temporaire des écoles.
« Chaque municipalité doit également agir de son côté », conclut Dominique Graire.







