Le tribunal correctionnel d’Auch a rendu son verdict mardi dernier, condamnant cinq hommes impliqués dans le cambriolage audacieux d’un collectionneur à Condom, dans le Gers. Ces voleurs ont dérobé 11 œuvres précieuses du peintre expressionniste Bernard Buffet, dont la valeur est estimée à 715 000 euros.
Les accusations portées à leur encontre concernent un cambriolage survenu à la fin décembre 2024. Les voleurs avaient réussi à pénétrer chez le collectionneur sans effraction. Les juges ont imposé des peines allant d’un an de prison avec sursis à trois ans ferme, témoignant de la gravité du délit.
Les enquêteurs ont intercepté les suspects en juillet 2025 à Marseille, alors qu’ils tentaient de revendre les œuvres volées, selon des sources policières. Lors de cette opération menée par le GIGN, les forces de l’ordre ont également saisi des armes et des véhicules utilisés lors du cambriolage. Le frère d’un des suspects, accusé d’être impliqué, a été relaxé faute de preuves, ajoutant une touche dramatique à cette affaire déjà complexe.
Des experts comme Jean-Pierre Assemat, historien de l'art, soulignent que ce vol a des répercussions profondes sur le marché de l'art et la protection des œuvres. "Les œuvres de Buffet sont non seulement des valeurs marchandes, mais aussi des pièces de patrimoine culturel. Leur récupération est donc primordiale", a-t-il déclaré.
Cette affaire rappelle que l’art peut être à la fois un trésor et un enjeu, et met en lumière la nécessité de renforcer la sécurité autour des œuvres d’art. Les voleurs pensaient peut-être s'enrichir rapidement, mais la justice a tranché avec la rigueur nécessaire.







